pêche de nuit en mer en bateau
Partezpêcher la nuit des calamars et poissons nocturnes pour découvrir la mer Méditerranée autrement. 4 résultats Filtres Liste Carte Mixte 4 résultats Disponibilités Période Commune Langue Tarif 90 285 Afficher les 4 résultats 2
Unvivier est indispensable pour garder les vifs, mais aussi, durant les parties de pêche en Palangrotte, pour garder les poissons attrapés en vie, et, avoir ainsi le plaisir de les observer. Point de vue électronique, je dispose d’un sondeur Furuno ainsi que d’un GPS Garmin. Le moteur est un Yamaha 150 cv 4t.
Pêcheen mer – bar en bateau et sur épaves. La pêche au bar en bateau n’est pas évidente, sur ridens ou sur épave. Il y a beaucoup de facteurs à tenir en compte. La connaissance des lieux est primordiale à la bonne réussite des prises. Et une fois qu’on connait les lieux il y a encore la technique en elle même. (post goodwinseal)
Sivous êtes adepte de la pêche de nuit en mer, vous connaissez l’importance du bâton lumineux pour avoir une vision correcte de votre ligne. Ainsi, vous pouvez observer si les poissons que vous convoitez mordent à l’hameçon ou non, même dans l’obscurité. Le bâton lumineux se fixe sur le scion de votre canne à pêche, ou bien sur un flotteur. Si plusieurs couleurs peuvent
Pourfaire mordre à la traîne du barracuda, une mer calme n’est pas obligatoire mais au-delà de Force 3, l’activité ne pourra se faire. La pêche de nuit en
nonton my girlfriend is alien 2 sub indo rebahin. La position des feux de navigationQuels feux pour quels bateaux ?Interpréter les feux de navigationQuelques conseils et précautions Naviguer de nuit demande plus d’attention, sur un bateau, pour repérer les dangers, mais aussi être repérés des autres navires, surtout le long des côtes. Les feux de navigations, sur un navire de plaisance, auront alors toute leur importance. Voyons ensemble les quelques règles concernant les feux sur un voilier, ou bateau à moteur. Tout plaisancier qui a effectué une navigation de nuit vous le dira. Naviguer dans le noir et le silence complet a quelque chose de magique. Vous vous retrouvez seul au milieu des éléments. Vous allez me dire c’est aussi le cas en pleine journée. Mais la nuit, les bruits ne sont plus les mêmes, notre vision change et les distances sont plus difficiles à appréhender. Bien évidemment, c’est sans doute plus magique au large. Mais pour nous, plaisanciers qui naviguons généralement le long des côtes, la magie peut laisser place au stress. En effet, naviguer le long des côtes, de nuit, demande de connaître le trait de côte, les récifs et les îles aux alentours. Pour cela, nous avons les feux des bouées et les phares. En renfort, nous avons le GPS est bien utile. Cependant, les choses se compliquent lorsqu’il faut repérer les bateaux qui croisent dans les environs. Nous ne sommes pas nombreux à être équipés d’un radar ou d’un AIS. Il est donc indispensable de voir les autres bateaux, voiliers et bateaux de pêche par exemple. Pour cela, il y a les feux de navigation. Enfin, s’il est important de voir, il l’est tout autant d’être vu et donc d’avoir des feux de navigation qui fonctionnent. De toute façon, ces feux de navigations sont obligatoires. La position des feux de navigation Un bateau, quel qu’il soit, doit être équipé de feux de navigation de trois couleurs différentes RougeVertBlanc Ces feux de navigation, sur nos voiliers, ne peuvent pas être situés n’importe ou mais cela, vous l’imaginez bien…. La position des feux doit respecter des règles précises, que l’on retrouve dans le RIPAM. Pour information, cette partie du RIPAM a été repris dans un petit livret du SHOM, qui est téléchargeable sur leur site. L’objectif est que, bien évidemment, les feux soient visibles de loin, et surtout compréhensibles. Les feux de navigations peuvent donc être installés Sur le balcon avant et arrièreEn tête de mâtSur les barres de flèche Les feux de navigation bâbord et tribord rouge et vert doivent être visible sur un angle de 112° de chaque côté. Le feu de navigation blanc doit, lui, être visible sur un angle de 135° sur l’arrière. Enfin, le feux de tête de mât, de mouillage, doit être visible sur 360°. Quels feux pour quels bateaux ? Suivant votre bateau, la réglementation ne sera pas la même. La position des feux de navigation dépend de la taille de votre voilier. Pour commencer, les voiliers de moins de 7 mètres n’ont pas l’obligation d’être équipé de feux de navigation. L’équipage doit juste être en mesure d’alerter les autres bateaux qu’il croise à l’aide d’une puissante lampe. Ceci-dit, au vue de la consommation, et du prix, des feux à LED, ne nécessitant parfois même pas de branchement chargement via une pile. Il serait dommage de s’en les bateaux de 7 à 20 mètres, ces derniers doivent montrer un feu rouge sur bâbord, un feu vert sur tribord et un feu blanc de poupe, à l’arrière. Ce que nous savons moins, c’est que ces trois feux peuvent être placés au même endroit, en tête de mât. Si les feux sont rarement installés de cette manière, cette disposition a pourtant un gros avantage être vu de plus loin que sur le balcon, surtout s’il y a de la pour les voiliers de plus de 20 mètres je ne suis pas sûr que vous soyez très nombreux à me lire… seront dans l’obligation de disposer les trois feux vus précédemment à des endroits différents. Dans tous les cas, si vous naviguez au moteur, de nuit, vous devez disposer, et l’allumer, d’un feu blanc, à mi-hauteur du mât, visible sur un angle de 225° sur l’avant. Ha, oui, j’allais oublier les feux de mouillage ne consomment pas tant que cela, vous pouvez les laisser allumer toute la nuit ;. Interpréter les feux de navigation Maintenant que vous savez ou situer vos propres feux de navigation, vous allez pouvoir, aussi, interpréter les feux des autres bateaux. Et c’est tout aussi important. Lorsque vous croisez un autre voilier, vous serez capable de déterminer sa route, ce qui est important pour éviter les collisions. Car, rappelez-vous, de nuit, il est plus difficile d’appréhender les distances. Donc, si vous voyez, de loin, un feu vert et un feu rouge, face à vous, c’est que le bateau vient vers vous. Si vous voyez, un feu vert, et derrière un feu blanc, c’est que le bateau que vous voyez fait une route sensiblement la même que la vôtre, mais sur un angle différent. Pour faire simple Si dans le secteur de votre feu rouge, vous apercevez un feu rouge, ou que dans le secteur de votre feu vert, vous voyez un feu vert, il n’y a aucun risque d’abordage. Sinon, soyez attentif. » Enfin, et c’est important, dès que vous voyez des feux de navigation auxquels on a ajouté deux feux superposés , blanc et vert, ou blanc et rouge, en tête de mât, il s’agit d’un bateau de pêche. Pour le coup, déviez bien votre route. Feux rouge et blanc bateau en pêcheFeu vert et blanc bateau traînant son chalut Quelques conseils et précautions Pour terminer, je voulais apporter quelques modestes petits conseils, issues de ma petite expérience et d’autres, glaner sur les pontons, avec les Vieux de la Vieille ». Vérifier ses feux avant la saison on y pense pas toujoursAvoir de ampoules de secours idemS’équiper de feux de navigations de secoursDisposer d’une lampe blanche en plus pour prévenir un bateau s’approchant de trop près ou, pour remplacer le feu de poupe s’il ne fonctionne pas. Il m’est arrivé, en rentrant à Concarneau, vers 2h du matin, en même temps que quelques pêcheurs, de m’en servir pour bien montrer à ces derniers, me rattrapant, que je suis dans le à porter de main, un projecteur et une corne de brume si absence de veille sur un autre bateau.
Marques phares Fan d'une marque connue ou à la recherche de marques spécialistes plus confidentielles, je bénéficie chez d'un choix de plus de 800 marques dans toutes les pratiques pour assouvir ma passion de la pêche. Je retrouve dans cette rubrique des tests de matériel de pêche, des tutoriels pour découvrir de nouvelles techniques et des conseils pour me perfectionner. Les conseillers techniques pêche et navigation, ainsi que les partenaires de me partagent des tests et conseils pour vivre pleinement ma passion. Au programme des vidéos de notre chaîne Pecheur TV et des articles pour développer mes connaissances, quel que soit mon niveau et ma pratique de pêche. Les cuillers à jigger ice jig et casting jig Penn Slammer IV + Conflict XR Inshore l’ensemble idéal pour le bar VMC Moontail Jig - le bucktail jig de VMC Sélection + de services Je fais plaisir avec la carte cadeau Je suis sûr de faire plaisir avec les cartes cadeau Adaptée à tous les budgets, elle est disponible de 10€ à 200€ et valable 1 an sur le site Offrir une carte cadeau Je me perfectionne avec un guide de pêche Je souhaite découvrir une technique ou un territoire, m'améliorer au contact d'un professionnel, je découvre les guides de pêche sélectionnés par Découvrir les prestations En bateau, en kayak de pêche, sur la jetée, sur les rochers, depuis la plage, ou les pieds dans les vagues, la pêche en mer offre une diversité qui n'a d'égale que la diversité et la technicité du matériel de pêche nécessaire pour s'y adonner. Le surfcasting impose des cannes à pêche mer puissantes, pour des lancers à très longue distance par-dessus les vagues. Le moulinet de pêche mer doit résister à la corrosion de l'eau salée et au sable. En bateau ou au lancer vous pourrez traquer le bar avec des leurres imitant les lançons ou la bonite avec des jigs. Si vous optez pour le rockfishing, un leurre de surface vous procurera une sensation incroyable au moment de l'attaque. Et si enfin c'est la pêche au gros, le Big Game, qui vous attire vous êtes également au bon endroit. Tout le matériel et l'équipement pour vos sorties de pêche en mer est ici Cannes mer, moulinets mer, fils de pêche, tresses, leurres, appâts, lignes, hameçons, épuisettes, outils, bagages, lunettes polarisantes, vestes... Les marques de la pêche en mer vous attendent Shimano, Daiwa, Tenryu, Hearty Rise, Garbolino, Sakura, Italcanna, Fiiish...
ACCUEILPÊCHE EN EAU DOUCEPÊCHE EN MERCONTACTEZ-MOI MenuEMBARQUEZ,L'OCÉAN VOUS ATTENDS ! Le large vous attire ? Vous avez bien raison ! Explosions de bars en surface, bancs de maquereaux, attaques de calamars, ... l'océan grouillent de prédateurs plus spectaculaires les uns que les autres. Grimpez à bord, et préparez-vous pour une journée riche en poissons et en émotions ! Lever du jour sur la côte, coucher de soleil à l’horizon … on se prélasserait volontiers à la vue de ces paysages fantastiques ! Seulement voilà, se cachent sous la surface de l’eau de belles surprises qui n’attendent que vous ! Alors c’est parti, on attrape la canne et on se tient prêt pour pour un combat qui restera, à n’en pas douter, gravé dans votre mémoire ! Peut-être le poisson de votre vie ? QU'EST-CE QU'ON PÊCHE ?Le BAR LOUPAccompagnez-moi au petit matin dans le fier d’Ars, ce petit joyaux de nature sur l’ile de Ré ! Le soleil se lève à peine, pourtant les premières attaques en surfaces se font entendre aucun doute, les bars sont là ! Leurres de surfaces, durs, souples, jigs … quelque soit la technique utilisée, le combat s’annonce mouvementé ! Les mouettes plongent ? Un banc de bars mouchetés en vue, les touches vont se succéder ! Pêche aux leurresLE MAQUEREAUDes oiseaux piquent et virevoltent à l’horizon ? Accrochez-vous, plein gaz sur le bateau pour ne pas rater cette superbe opportunité ! Nous y sommes, on arme les jigs, on se concentre, on lance… une touche ! Une deuxième … Un banc de maquereaux ! Préparez-vous au ferrage ça ne va pas tarder, et c’est parti pour durer un moment, de quoi remplir l’épuisette plus vite que prévu. Mais attention, ça tire fort au bout de la canne ! Pêche aux leurresLE MAIGREQuand on sait qu’il peut atteindre une taille de 2 mètres pour un poids de 100kg, force est de constater que le maigre » ne porte pas bien son nom. Chassant beaucoup la nuit, cet imposant prédateur se cache dans les fosses la journée let’s go, on plonge le leurre au plus profond, survolant la roche, prêt au ferrage. Une touche sèche ! Vous ressentez les premiers coups de tête dans la canne, la bataille commence, et pas des moindres ! Pêche aux leurresLE CALAMAR OU SEICHEMorphologie hors du commun, taille impressionnante, le calamar se rapproche des côtes pour se nourrir poissons et crustacés en font les frais ! Pas de temps à perdre, on ouvre la boite à leurre pour choisir sa turlutte taille, couleur, plombage, rien n’est laissé au hasard. Le leurre imitation crevette entame sa descente quand soudain vous êtes accroché ! Ça tire fort ? Aucun doute, c’est un calamar qui vient de sanctionner votre turlutte ! Pêche aux leurresEt tant d'autres !Bien que les poissons ci-dessus soient ciblés en priorité, la pêche aux leurres en mer vous réserve son lot de surprises ! Parmi tous les poissons qui peuplent nos côtes, comment être vraiment certain de ce qui se bat au bout de la canne ? Chinchards, tacauds, aiguillettes, dorades, congres, lieux, merlans, raies, vieilles, turbots, et bien d’autres espèces susceptibles de vous donner du fil à retordre pendant le combat ! Pêche aux leurres / autresCoaching en bateauVous possédez un bateau ? Apprendre à piloter c’est bien, mais apprendre à piloter pour pêcher en mer c’est encore mieux ! Je grimpe sur votre bateau et partage avec vous mon expérience. Conseils, navigation, utilisation du sondeur, dérives, pêche.. tout ce que vous devez savoir pour devenir pour des sorties en mer réussies ! Alors, une petite formation ça vous tente ?Alors, le large vous attire ?Pour toutes informations supplémentaires concernant le déroulement des activités ainsi que les réservations n’hésitez pas à me contacter par téléphone au 07 85 14 39 57 ou par mail via le formulaire ci-dessous. Je vous répondrais dans les meilleurs délais !
Le Monde » a suivi durant neuf mois une flottille de quatorze bateaux de pêche industrielle chinois, grâce aux données satellites analysées par l’ONG Global Fishing Watch... Une enquête qui dévoile le pillage des ressources halieutiques de la haute mer Dans les eaux chaudes de la mer d’Arabie s’ouvre chaque année une chasse sans merci. La saison prédatrice débute au cœur de l’été quand, de la Chine, s’élancent des centaines de navires vers le nord de l’océan Indien. Ils s’en vont traquer le calamar, dans une ruée effrénée vers l’or blanc protéiné, à 10 000 kilomètres de leurs ports d’attache – Ningde, Fuzhou ou Zhoushan. Les marins partent pour une odyssée sans escale, ni à l’aller ni au retour. Pendant neuf mois, les cales seront remplies nuit et jour, sans repos pour les hommes, sans répit pour leurs proies. Tout au long de cette saison, d’août 2021 à mai 2022, Le Monde a suivi à la trace, semaine après semaine, une flottille chinoise de quatorze navires originaires de la province du Fujian, grâce aux données satellites analysées par l’ONG Global Fishing Watch GFW. Les jiggers – turluttes », ou hameçons calamarettes » – désignent par extension ces bateaux qui attirent les céphalopodes grâce à des lumières capables d’illuminer l’équivalent d’un stade de football, puis les attrapent avec des leurres. La nuit, observés depuis l’espace, ils forment une tache scintillante comparable à celle d’une grande ville. Les calamars qui remontent à la surface pour se nourrir n’ont aucune chance d’échapper aux halos fatals. Ces pratiques, à la frontière de la légalité, relèvent de la pêche dite non régulée » et non déclarée ». La surpêche industrielle, dont la Chine est devenue le premier acteur sur tous les océans, menace les ressources halieutiques. La proie – l’encornet à bande violette Sthenoteuthis oualaniensis – est victime de l’engouement croissant des consommateurs pour les céphalopodes, poulpes et seiches compris. Autour du globe, il s’en débarque dix fois plus qu’en 1950 3,6 millions de tonnes par an en moyenne, avec un pic de près de 4,9 millions de tonnes en 2014, selon l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture FAO de l’Organisation des Nations unies. Le marché mondial du seul calamar pèse 12 milliards de dollars. La Chine compte pour 50 % à 70 % des prises dans les eaux internationales. Dans la mer d’Arabie, les rassemblements de jiggers ont commencé à être repérés en 2015, par GFW. La chasse au calamar, à laquelle se livrent aussi l’Iran, la Corée du Sud et le Vietnam, y connaît depuis une progression fulgurante. Le nombre des bateaux concernés y est passé de 55 en 2016, à 164 en 2018, et 279 en 2019, selon un rapport publié, fin 2021, par l’ONG basée en Norvège TM-Tracking TMT. Battant pavillon chinois pour la majorité d’entre eux, ils ont ratissé ces eaux en 2020 durant plus de 250 000 heures cumulées. Après la pandémie de Covid-19, l’année 2022 devrait s’achever sur un volume comparable. Une campagne de neuf mois Juillet 2021, à Gantang Dans le bourg maritime de Gantang, au nord du Fujian, des navires patientent dans les chantiers avant le grand départ. Visage hâlé et cheveux en brosse, M. Zhang un pseudonyme embarque depuis seize ans pour nourrir ses deux enfants restés dans son village de la province côtière du Jiangsu, au nord de Shanghaï. Notre région est très pauvre, alors beaucoup de gens émigrent illégalement ou deviennent marins, confie l’homme de 39 ans. Chez nous aussi, on pêche, sur de petits bateaux, le long des côtes, mais les restrictions nous mettent au chômage la moitié de l’année. » Après avoir décimé ses propres ressources, la Chine cherche à préserver ce qu’il en reste tout en poussant sa flotte toujours plus loin sur les océans. M. Zhang se souvient des quarante interminables journées nécessaires pour rejoindre le large de l’Argentine, autre région écumée par les jiggers chinois. En haute mer, on travaille l’essentiel de l’année », se réjouit-il. Depuis quelques années, il part au large de l’Inde. Le Fujian, face à Taïwan, est réputé pour ses montagnes, ses dialectes et ses marins. A Gantang, la pêche est partie intégrante de la culture. Sur les rives du fleuve Jiaoxi, à côté des retraités qui conversent sur des chaises en plastique, poissons et crevettes sèchent sur des treillis. Sur le marché, les vendeurs d’encens et d’offrandes proposent des représentations de Matsu, la déesse protectrice des marins, dont le poster côtoie, dans les maisons, ceux de Mao Zedong ou du président Xi Jinping. Situé au nord de Ningde, l’un des points de départ des flottilles, Gantang s’est spécialisé dans la maintenance. Adossés aux collines, les chantiers retapent les grands navires usés par un an de tempêtes. Au bord d’un chenal, l’un d’eux souhaite 10 000 ans pour le grand Parti communiste chinois » sur une large banderole. L’entrée est interdite. Il faut monter sur une colline de théiers vert tendre pour observer ce qu’il s’y passe. Des chalutiers au long cours dont les Fu Yuan Yu 705 et 706 en cale sèche sur un chantier naval de Gantang, à Ningde Fujian, en Chine, le 20 juillet 2021. Au-dessus du poste de pilotage, une inscription peinte Le rêve chinois ». Gilles Sabrie pour Le Monde » Des coques rouges et blanches, couvertes de rouille, reposent à l’arrière-plan. Devant, trois navires fraîchement repeints, lie de vin pour le fond de cale, bleu marine au-dessus, arborent sur leurs frontons les mêmes sinogrammes Zhongguo meng » le rêve chinois », slogan du président Xi. Sur les flancs figure l’identifiant de bateaux que nous allons pister les Fuyuanyu » FYY 705, 706 et 702. Fu » fait référence à la province du Fujian, yuan » signifie loin », et yu » poisson ». En 2020, la région en comptait 481, pour un total de 2 700 bâtiments hauturiers chinois. Ces chiffres du ministère de l’agriculture sont jugés très inférieurs à la réalité par les organisations de défense de l’environnement. La plupart des marins n’ont jamais vécu en mer. Ils ont été convaincus par la perspective de gagner deux fois plus qu’un ouvrier Après quelque temps passé auprès de leurs familles, les hommes sont arrivés à Gantang un mois et demi avant de prendre la mer les ouvriers sont aussi des marins. Les travailleurs sont logés dans une bâtisse de béton brut. La pièce principale ne contient qu’une table ronde, quelques tabourets et un petit autel dédié à une divinité dont l’image est collée sur le mur. On attend la permission des autorités pour partir » le capitaine, un quadragénaire à la mâchoire carrée sous un crâne dégarni, répond par bribes entre deux coups de téléphone passés dans un dialecte du Fujian. Lui est originaire de Pingtan, une île située en face de Taïwan, où sont basées plusieurs grandes pêcheries chinoises. Tous les ans, on part neuf à dix mois avec quelques dizaines de navires. On surgèle chaque jour le poisson que des bateaux spécialisés récupèrent environ une fois par mois, en même temps qu’ils nous ravitaillent. Comme ça, on n’a pas besoin de mettre pied à terre. On peut pêcher sans s’arrêter. » Deux membres d’équipage d’un chalutier de pêche au long cours dans leur dortoir après une journée de travail sur le bateau, dans un chantier naval de Ningde Fujian, en Chine, le 20 juillet 2021. Gilles Sabrie pour Le Monde » Son équipage s’entasse dans une maison encore plus spartiate, équipée de simples nattes en guise de couches, de bassines et des indispensables multiprises pour recharger les smartphones. En tongs et shorts, torse nu pour supporter la moiteur tropicale, une vingtaine de jeunes marins défilent, gamelles à la main, devant un cuisinier qui puise le dîner dans une marmite. Ils avalent leurs rations, assis sur leurs talons ou à même le sol. Beaucoup ont un visage encore adolescent sur un corp frêle. Ils viennent des régions pauvres de l’Ouest chinois, qui fournissent aux usines et chantiers du pays une main-d’œuvre bon marché. Des membres d’équipage d’un chalutier de pêche en haute mer devant leur baraquement, dans un chantier naval de Ningde Fujian, en Chine, le 20 juillet 2021. Gilles Sabrie pour Le Monde » Pour tous, le jeu en vaudra la chandelle. Le capitaine reçoit un salaire mensuel de plus de 10 000 yuans » 1 400 euros. Les autres, qui pour la plupart n’ont jamais vécu en mer, ont été convaincus par la perspective d’empocher 7 000 à 8 000 yuans par mois – deux fois plus qu’un ouvrier. Jiaxin, 27 ans, originaire de la province montagneuse du Sichuan, sort du lot avec sa peau plus blanche et ses lunettes à épaisse monture noire. Lui aussi a déjà navigué au large de l’Argentine, avant de rejoindre l’usine de son père dans la province du Zhejiang, au sud de Shanghaï. L’entreprise est aujourd’hui criblée de dettes et le fils espère gagner 100 000 yuans en repartant en mer L’été prochain, je rentrerai à la maison avec mon pactole et je pourrai relancer l’affaire. » Pêcher sans s’arrêter » Septembre 2021, en mer d’Arabie Les premiers navires sont arrivés la première semaine de septembre sur leur zone de pêche. En chemin, le FYY 702 a prélevé du poisson dans les eaux indonésiennes durant plus de cinquante heures – une aubaine –, avant de filer vers la mer d’Arabie. Il s’est mis à l’ouvrage, le 24 septembre, à quelque 325 milles nautiques 1 mille nautique équivaut à 1,8 kilomètre des côtes indiennes, et 270 milles nautiques des rivages désertiques du sultanat d’Oman. Les derniers venus de Chine rejoignent, fin octobre, ces eaux internationales qu’ils sillonnent en tous sens, parcourant des centaines de milles chaque semaine. Les bateaux explorent d’abord le nord-est de cette étendue poissonneuse de 3,8 millions de kilomètres carrés. A chacun sa tâche ligneurs, palangres dérivantes et jiggers amateurs de calamar entremêlent leurs sillages, telle une immense pelote rendue visible grâce aux outils de GFW. La flotte chinoise compte aussi des navires de recherche » chargés de repérer les espèces non réglementées qui feront, à leur tour, l’objet d’un prélèvement intensif à l’avenir. Leur tracé en espalier se distingue de celui des jiggers. ZEE chinoise Eaux internationales 200 milles nautiques Méthode 2 par chalutage pélagique En journée Méthode 1 jiggers », avec lignes et lumières La nuit A chaque type de bateau sa mission Cargoréfrigéré Conteneur Navire à jigs Chalutierpélagique Exemple de prise accessoire le thon Exemple de prise accessoire le thon Chalutier pélagique 20 à 25 jigs attachésà chaque ligne 20 à 25 jigs attachésà chaque ligne Pêche dans les eauxdu plateau continental entre 60 et 120 mètresdde profondeur Voile stabilisatricepour empêcher la dérivesous le vent jusqu’à 125 mètres entre 20 et50 mètres entre 60 et80 mètres Fuzhou province du Fujian et Zhoushan province du Zhejiang sont les principaux ports chinois de la pêche hauturière du calamar. Un musée consacré à cette activité a été ouvert à Zhoushan en 2021. La Chine dispose d’une flotte de pêche au large de 2 700 bateaux, selon les chiffres officiels, soit la première flotte hauturière du monde. Mi-août, la flottille de pêche au calamar quitte les côtes chinoises, en direction de la mer d’Arabie. Trois types de bateau sont principalement concernés jigger » doté de lumières et d’hameçons spécifiques pour attirer et pêcher le calamar Chalutier pélagique équipé de filets Cargo frigorifique reefer » pour ravitailler les bateaux en haute mer et transporter leurs prises en Chine Au-delà des 200 milles nautiques qui délimitent la zone économique exclusive ZEE d’un Etat, où la pêche par les bateaux d’un pays tiers est soumise à une autorisation, ce sont les eaux internationales, ou la haute mer. Quelles sont les deux méthodes de pêche au calamar ? Les navires équipés de plafonniers illuminent l’eau et attirent les calamars, qui se rassemblent dans la zone ombragée sous le bateau. Les machines à jigs » hameçons descendent puis remontent les lignes de pêche. Des leurres sans pointes sont utilisés pour décrocher plus rapidement les calamars. Le filet est largué derrière le bateau. Le filet ratisse l’océan, au risque de prises accessoires, capturées en même temps que les espèces ciblées calamar. Ce sont parfois des espèces protégées, dont la pêche est interdite ou réglementée. Le filet est remonté à l’arrière du bateau. Les prises accessoires ne sont pas toujours rejetées vivantes à la mer. Les preuves collectées par les ONG tendent à montrer un usage de plus en plus fréquent de ces deux techniques de pêche combinées. Comment les calamars arrivent-ils en Chine ? Les calamars sont ensuite transférés en mer sur des bateaux réfrigérés. Ils voyagent dans des conteneurs frigorifiques. Pendant une seule saison de pêche, et au moins à deux reprises, un même cargo peut récupérer la cargaison d’une vingtaine de bateaux de pêche en une dizaine de jours. Le suivi par satellites des bateaux de pêche montre les rencontres avec les cargos qui opèrent des allers et retours chaque mois avec la Chine. A la fin du printemps, en mai, la flottille rentre en Chine. Pêcher sans s’arrêter », avait prévenu le capitaine. La vie des marins se résume à présent à un labeur ingrat effectué sous une chaleur poisseuse. En juin 2019, un navire FYY avait été contraint de s’abriter dans les eaux indiennes, en raison du cyclone Vayu. Delhi l’avait alors accusé de piller les ressources de sa zone économique exclusive ZEE. Outre ses hameçons à calamars, il était équipé de filets dérivants. Le Monde a récupéré des photos, prises à l’époque par des pêcheurs locaux registres des bonus attribués aux membres d’équipage, chambres encombrées de bannettes en bois, cuisine minimaliste mais propre, climatiseurs sur le pont… Elles offrent une rare plongée dans le rude quotidien des marins chinois. A bord d’un chalutier chinois réfugié dans les eaux indiennes lors d'un cyclone, le 12 juin 2019. Ganesh Nakhawa / Purse Seine Pour se détendre, on regarde la télé ou nos smartphones… Mais la connexion Internet coûte très cher », un yuan 1,14 euro pour un mégaoctet, raconte en souriant un costaud quinquagénaire rencontré à Gantang. Les conditions sont moins mauvaises que par le passé, précise-t-il. On est ravitaillés et la nourriture surgelée est correcte. On peut acheter de l’alcool, c’est tout. » Il ne voit sa famille qu’un mois par an Mes enfants me manquent, bien sûr, mais il faut bien travailler pour les envoyer à l’école. » Comme ses camarades, le jeune Jiaxin, qui veut sauver l’entreprise de son père, s’est soumis à un examen de santé approfondi Si tu as le moindre problème – une pression artérielle élevée, par exemple –, tu ne peux pas partir. A bord, il y a un médecin et on doit prendre des vitamines. » Les nuits de pleine lune, les hommes rêvent de prises miraculeuses. La biomasse disponible de l’encornet est estimée à 630 000 tonnes en mer d’Arabie ces dernières années, soit une moyenne de 4 tonnes par kilomètre carré, selon le Central Marine Fisheries Research Institute CMFRI, basé à Cochin, dans l’Etat indien du Kerala. La production indienne, essentiellement côtière, atteint 73 000 tonnes. Les autorités du Kerala estiment qu’un millier de navires chinois croisent dans l’océan Indien. Leur nombre s’élèverait plutôt entre 500 à 600 », avance le journaliste indépendant Ian Urbina, auteur de La Jungle des océans. Crimes impunis, esclavage, ultraviolence, pêche illégale Payot, 2019. L’important, souligne l’Américain, c’est que la pression s’aggrave, car cette flotte chasse désormais toutes sortes d’animaux, de nuit comme de jour, avec des lignes mais aussi des filets. TMT et GFW ont établi en 2021 que les bateaux ciblent notamment le thon, sans le déclarer Une part croissante de la flotte chinoise consacrée au calamar opère avec de larges filets – une méthode qui pourrait avoir réduit les coûts et qui est probablement plus intensive comparée au jigging, qui exerce une pression accrue sur les stocks de calamars et des prises accessoires. » A Gantang, un chef de bord confirme On attrape plein de sortes de poissons. » La Chine, soucieuse de son image, ne veut pas passer pour un prédateur sans foi ni loi. En juin 2021, elle a décrété un moratoire temporaire sur les captures de calamars effectuées dans l’Atlantique et le Pacifique Est, où ses excès avaient été débusqués. Une autre suspension, de juillet à septembre, concerne le sud de l’océan Indien. La surpêche du calamar en mer d’Arabie n’est pas concernée. Opération de pêche au calamar filmée lors d’une enquête de Greenpeace dans le nord-ouest de l’océan Indien auprès des chalutiers Fu Yuan Yu 8771 et Ju Long Jiaya 1, en mai 2021. Avec l’autorisation de l’opération conjointe entre TM-Tracking et Greenpeace Ce céphalopode est-il menacé d’extinction ? Les scientifiques peinent à prédire l’avenir d’un animal dont les populations varient considérablement d’une saison à l’autre. L’encornet grandit très rapidement, sa vie est courte – un an tout au plus –, et il ne connaît qu’un seul cycle de reproduction. La femelle pond de grandes quantités d’œufs dont l’éclosion est liée aux conditions environnementales, selon des interactions encore mal connues. Le nombre de calamars serait en développement, y compris dans les mers de Chine surexploitées », affirme une étude de l’université océanique de Qingdao en Chine, publiée en juin dans la revue Regional Studies in Marine Science Elsevier. Les scientifiques notent cependant que la composition des populations côtières a changé depuis les années 1960, passant d’espèces de grande taille et de valeur élevée à des espèces de petite taille et de faible valeur ». Les calamars pourraient être décimés, alerte Greenpeace International, qui prédit un désastre ». Entre l’intensification de la pêche industrielle non réglementée en haute mer et le manque de données adéquates ou de réglementations environnementales, il apparaît que l’industrie n’a rien appris de l’épuisement des populations de poissons à nageoires survenu ces dernières années », dénonce l’ONG dans un rapport, Squids in the Spotlight, paru en mars. Sthenoteuthis oualaniensis Le calamar le plus commun du bassin indo-pacifique Source FAO Les marins du Fujian ne seront pas dérangés dans leur razzia. Leurs activités échappent aux radars non parce qu’on ne les voit pas, mais parce qu’elles ne figurent pas dans les priorités », souligne Julia Tasse, responsable du programme climat, énergie et sécurité de l’Institut de relations internationales et stratégiques IRIS. Les flux de poissons ne suscitent pas le même intérêt de la part des marines de guerre traversant l’océan Indien que les échanges pétroliers, objets d’une présence maritime coordonnée des Européens, note-t-elle. L'avenir compromis des ressources naturelles oblige partout les Etats à se mettre autour de la table. Ce n’est pas le cas ici », observe Julia Tasse, chercheuse à l’IRIS La mer d’Arabie reste en outre un des points du globe où la coopération régionale sur la pêche est la plus ardue à mettre en place, en raison des mésententes entre riverains, Inde et Pakistan notamment. L'avenir compromis des ressources naturelles oblige partout les Etats à se mettre autour de la table. Ce n’est pas le cas ici », observe la chercheuse. Le calamar de la mer d’Arabie n’entre ainsi dans les compétences d’aucune organisation multilatérale. La Commission des pêches pour le sud-ouest de l’océan Indien, qui compte douze Etats membres, s’attelle à la conservation de toutes les espèces, mais ses prérogatives ne s’étendent pas au nord. La Commission régionale des pêches Corep couvre les eaux du golfe d’Oman, mais pas la haute mer. La Commission des thons de l’Océan indien – où siège la Chine – pourrait se pencher sur ce problème, car les calamars, maillons importants de la chaîne alimentaire, nourrissent les grands prédateurs migrateurs que sont les thons ou encore les requins, victimes de prises accidentelles, auxquels s’intéresse aussi cette instance. Mais les céphalopodes ne sont pas inscrits sur la liste des espèces relevant de son mandat de gestion responsable. Au final, l’autorité échoit au pavillon. Donc, le plus souvent, à la Chine. Or, il est très difficile de dire si leurs navires ont obtenu une autorisation en bonne et due forme », remarque Charles Kilgour, chef analyste de GFW. Lors du One Ocean Summit organisé à Brest, du 9 au 11 février, par la France, alors présidente de l’Union européenne, une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement ont rivalisé de déclarations de bonne volonté à l’égard des océans en souffrance. La Chine a envoyé un message par l’intermédiaire de son vice-président, Wang Qishan, affichant sa volonté de construire un océan de paix, de coopération et de beauté ». Pourtant, hormis la réprobation unanime de la prédation illicite, le sujet explosif de l’exploitation des ressources halieutiques en haute mer n’a pas été évoqué. En juin, l’accord péniblement conclu entre les 164 pays membres de l’Organisation mondiale du commerce OMC n’apparaît pas non plus à la hauteur des enjeux. Un pont maritime vers le Fujian Au cœur de l’hiver, en mer d’Arabie La saison du calamar atteint son apogée. En témoigne l’effervescence des navires cargos réfrigérés, les zhuan chuan bateaux spécialisés », autour de la flottille, ravitaillant à tout-va – fuel, eau, vivres et peut-être même nouveaux équipages – puis s’éloignant chargés du fruit du labeur. Du 1er novembre 2021 au 1er mai, GFW va ainsi détecter 250 rencontres entre jiggers et cargos. Le FYY 165 transfère sa cargaison, le 9 puis le 17 novembre 2021, au Fuyuanyu Yun 266. Ce transporteur de 123 mètres enchaîne, comme les autres, les allers-retours en Chine. Il avait sillonné la mer d’Arabie entre la mi-août et la mi-septembre. Il y est réapparu début novembre, mois crucial, se plaçant à couple des jiggers pendant souvent plus de dix heures. Il revient encore dans la région à la mi-février. Pièces maîtresses de la stratégie hauturière chinoise, les transporteurs ont été modernisés ces dernières années. En mai 2021, à Ningde, la presse locale a célébré la mise en service du FYYY 266, le plus grand navire réfrigéré actuellement construit dans la juridiction de Fujian », avec ses soutes pouvant emporter plus de 7 000 tonnes. L’activité de ces cargos a au moins triplé entre 2017 et 2019, selon TMT. Leurs déplacements – un mois sur zone, un autre pour apporter la cargaison au port de base, et un troisième pour revenir – échappent cependant en partie au suivi satellitaire. Un chalutier chinois dans le nord-ouest de l’océan Indien en mai 2021. Fernanda Ligabue / Greenpeace / Avec l’autorisation de l’opération conjointe entre TM-Tracking et Greenpeace Bien que la législation impose aux bâtiments de grande taille d’émettre leurs identifiants en permanence, le signal est régulièrement coupé. En janvier, le Zhong Fu Hao 111, par exemple, n’émet plus. Les données collectées par Le Monde montrent pourtant qu’il a rencontré le FYY 706, très au sud du périmètre de pêche. Tout au long du mois de mars, ce scénario se répète avec de nombreux jiggers de la flottille. Alors que le navire est localisé dans le port de Zhoushan, au sud de Shanghaï, il participe bel et bien à la campagne en cours en mer d’Arabie. Notre avenir de pêcheurs s’annonce très incertain », s’inquiète Usman, 55 ans dont trente passés sur son bateau, au Pakistan Les cargos réfrigérés battent souvent pavillon du Panama, même quand ils appartiennent à des sociétés chinoises c’est le cas du Rui Sheng et du Global Mariner, vus en janvier à Fuzhou, après avoir opéré en mer d’Arabie en novembre 2021. Mais aussi de l’Ocean Mariner et du Han Xing, qui ont accompagné plusieurs jiggers de notre flottille. Depuis 2015, le Han Xing a navigué successivement sous pavillon des Kiribati, de Sierra Leone et du Panama, indique le site MarineTraffic. Au cours de l’hiver, il a rejoint au moins deux fois Singapour à la mi-novembre 2021 et en janvier, avant de regagner Fuzhou. Les pratiques de la flotte entière demeurent suspectes. Au plus fort de la saison, entre novembre 2021 et mars, GFW a établi qu’au moins 150 jiggers et 22 cargos chinois écumaient la mer. Seuls les tracés de 63 d’entre eux correspondent à des bâtiments diffusant leur identité via l’Automatic Identification System AIS. Sans émettre de signaux, 88 autres ont pu être localisés par détection infrarouge des lumières utilisées, la nuit, pour attirer les céphalopodes. La plupart des jiggers n’ont branché leur AIS que pour traverser, à l’aller, le détroit de Malacca puis à l’approche du Sri Lanka. Une fois l’île dépassée, ils restent discrets. Dans le sillage des FYY 701, 702, 705 et 706, la flottille pêche entre trois et onze heures par jour sans qu’il ne soit possible de repérer ses mouvements. Données fournies par Global Fishing Watch A. Heenan, R. Geronimo, N. Miller, 2022 Sur cette carte, nous avons retracé les parcours de quatorze navires chinois spécialisés dans la pêche au calamar ou jiggers », que Le Monde » a suivi pendant la durée d'une saison de pêche. Les tracés sur la carte, reproduits dans la frise chronologique du bas, correspondent aux périodes pendant lesquelles le système d'identification automatique AIS de chaque bateau était activé et pouvait être suivi par l'ONG Global Fishing Watch. Ces lignes sont discontinues le signal AIS peut être mal capté par le satellite. Il peut être aussi désactivé intentionnellement, dissimulant la position exacte du bateau pour des raisons de sécurité ou pour cacher d'éventuelles activités illégales. Le tracé jaune représente le parcours du cargo Hanxing » qui, au cours de la saison, a effectué plusieurs allers-retours en Chine, et s’est amarré à couple avec les différents jiggers, probablement pour les ravitailler et récupérer leur cargaison. Huit des quatorze navires suivis par Le Monde ont eu des comportements douteux par le passé. Grâce à des informations transmises par Greenpeace, qui avait tenté d’entrer en contact avec des navires chinois, en 2021, les experts norvégiens de TMT ont établi que les FYY 165, 167, 169, 7894 et 8589, 701, 702, 706 se sont activement soustraits au navire de Greenpeace, Arctic Sunrise, dans le nord-ouest de l’océan Indien lors de cette mission ». Les 701, 702 et 706, que nous avons vus à Gantang, avaient même dû rentrer en Chine pour une inspection officielle lors d’une précédente saison Ils ont été convoqués le 20 juin 2018 », indique TMT. Selon un document officiel obtenu par Le Monde, six navires appartenant à Fujian Zhengguan Fishery Development ont été accusés par les autorités chinoises d’utiliser des filets non autorisés – larges et triangulaires, fixés sur les flancs, ils ramassent, outre le calamar, d’autres espèces. La compagnie a aussi été visée pour fraude aux subventions sur le fuel, et pour fausse déclaration au sujet des paramètres de ses bateaux. Les trajectoires visibles de la flottille chinoise ne conduisent pas aux rivages. Les côtes les plus proches, celles d’Oman, ne comportent que peu d’infrastructures industrielles. Au cours de la saison, seul le FYY 815, un bateau polyvalent, a été signalé au port de Duqm, autour du 17 octobre 2021. Il a longuement manœuvré dans les eaux omanaises, bénéficiant vraisemblablement d’une licence. Pourtant, selon GFW, le nombre de navires dans la ZEE du sultanat ne cesse d’augmenter Nos données captées de nuit, grâce aux lumières des navires, attestent d’une activité croissante », souligne Charles Kilgour. De nouvelles techniques – comme le suivi de signaux radars – permettent de confondre les bateaux voyous et leurs incursions illégales. En février, pendant treize jours, Unseenlabs, une société française qui opère des satellites d’interception électromagnétique, a scruté la zone pour le compte du Monde. La mer s’apparente bel et bien à un Far West » sur un total de 281 bâtiments dont les émetteurs radiofréquence ont été captés, 35 % ont coupé leur AIS et peuvent donc être jugés non coopératifs ». Quant aux 65 % qui l’ont branché, seuls un tiers d’entre eux battaient pavillon chinois. Unseenlabs a démontré que cent vingt pêcheurs et dix cargos frigorifiques chinois croisaient alors dans le secteur. Certains pénètrent dans les ZEE omanaise et indienne pour pêcher et en sortent pour décharger leurs cargaisons dans d’autres bateaux à grande capacité de stockage », assure l’entreprise, qui expose deux cas précis. Le premier, le FYY 706, a coupé son signal à plusieurs reprises, durant deux cent huit heures au total, au cours de treize journées d’observation. Il s’est approché de la limite de la ZEE du sultanat d’Oman, a cessé d’émettre trois jours quand il entré dans la zone, puis est reparti. Il a aussi éteint son AIS au moment de transborder sa cargaison dans les eaux internationales. Le second est le FYY 7897. Au jour 1, le bateau chinois est localisé à 60 milles nautiques de la limite des eaux indiennes, où il coupe son signal durant quarante-deux heures. Le lendemain, dans la soirée, il est géolocalisé en pleine ZEE, à 100 milles des côtes. Au troisième jour, il réapparaît dans les eaux internationales à 80 milles de la ligne de la ZEE, naviguant vers le sud-ouest. Au matin du quatrième jour, il clôt son périple par une rencontre avec un cargo frigorifique, le Fu Yuan Yu Yun 991. La Chine modifie les paramètres techniques de ses bateaux pour éviter le traçage. Cette surpêche s’inscrit dans une stratégie visant à conquérir ce qu’elle n’a pas à domicile, commente Sébastien Abis, expert français de l’alimentation, chercheur associé à l’IRIS et directeur du Club Demeter. Dans ce contexte, tout le monde s’inquiète de la déconnexion des navires chinois, mais ce qui se passe en mer d’Arabie nécessite aussi la complicité de riverains. » Trajet du bateau de pêche au calamar Fu Yuan Yu 706, en février 2022... ... avec système d’identification automatique AIS en fonctionnement soit 87 heures sur une période de 13 jours ... avec AIS éteint soit 208 heures Radiofréquences détectées de l’espace par l’entreprise Unseenlabs, laissant supposer une présence non déclarée du navire Zone possible de pêche non déclarée Sources Unseenlabs ; MarineTraffic Le Pakistan, allié de la Chine, joue une partie compliquée. Sur ses côtes, les habitants s’inquiètent des conséquences sur les ressources halieutiques de la razzia menée au large. Le Monde s’est rendu fin mai à Gwadar, ville du Baloutchistan sur la mer d’Arabie. Pékin y bâtit un immense port en eau profonde, point d’entrée du corridor économique sino-pakistanais qui doit relier la province chinoise du Xinjiang à la mer, dans le cadre des nouvelles routes de la soie ». Pour les petits pêcheurs, qui s’affairent autour de leurs bateaux en bois multicolores, la présence chinoise est perçue comme une menace existentielle. Notre principal problème, c’est la pêche au chalut non surveillée au large », expose Usman, 55 ans dont plus de trente passés sur son bateau. A Gwadar, ces artisans et leurs 5 000 barques font vivre plus de 60 % de la population. Fin 2020, ils ont protesté contre la venue de vingt chalutiers hauturiers chinois dans les eaux du Baloutchistan et de la province voisine du Sind. En août 2021, un attentat-suicide a visé un convoi de travailleurs chinois. Des pêcheurs locaux vident leurs filets à Gwadar, au Pakistan, le 24 mai 2022. Adnan Aamir pour Le Monde » Islamabad a promis qu’aucune licence ne serait accordée à la flotte de Pékin. La municipalité de Gwadar, elle, a refusé le projet chinois d’un vaste entrepôt frigorifique dès 2015. Mais tandis que les autorités locales réfutent l’existence de tout prélèvement illégal, nous avons trouvé du poisson local dans les chalutiers chinois », s’insurge Younis Anwar Baloch, secrétaire de l’alliance des pêcheurs de Gwadar. Ces derniers, déjà privés d’un accès à la mer à cause des nouvelles infrastructures autoroutières chinoises, voient de nombreux chalutiers pakistanais devenir propriété de la Chine. Les habitants partagent désormais un large ressentiment. Notre avenir de pêcheurs s’annonce très incertain », s’inquiète Usman. Pêche illégale Printemps 2022, dans le Fujian Les usines de conditionnement chinoises tournent à plein régime. Les spécialistes des produits de la mer estiment que la moitié des calamars ainsi acheminés dans le pays serait exportée vers trois marchés principaux – le Pérou, l’Indonésie et les Etats-Unis –, selon Frank Asche, économiste à l’université de Floride. Pourtant, la pêche hauturière chinoise dans son ensemble, perfusée aux subventions, n’est pas une activité rentable. Elle implique des coûts inhabituellement élevés pour les approvisionnements critiques tels que le fuel, ce qui ne se traduit pas par des profits relativement faibles. Ce manque de profitabilité peut inciter les navires à cibler des espèces protégées de grande valeur, à réduire le salaire des équipages, à transborder illégalement des prises, et à se livrer à d’autres activités criminelles », résument Austin Brush et Mary Utermohlen, auteurs d’une enquête de l’ONG américaine C4ADS, publiée en mars, sur la pêche hauturière chinoise et en particulier sur les activités de l’une des plus grandes sociétés de pêche chinoises cotées en Bourse, Pingtan Marine Enterprise. Voilà vingt ans que l’Organisation maritime internationale OMI cherche à interdire les investissements massifs, par prêts et subventions, qui alimentent la surexploitation de la mer. Sans y parvenir. Pour la Chine, cette surpêche s’inscrit dans une stratégie visant à conquérir ce qu’elle n’a pas à domicile », commente Sébastien Abis, expert français de l’alimentation Le 14e plan quinquennal du Parti communiste chinois 2021-2025 souligne l’importance du contrôle de la pêche, mais les navires hauturiers échappent aux réformes. Les autorités encouragent la quête du calamar, dont les jiggers représentent plus des deux tiers des projets de pêche autorisés par Pékin dans les eaux internationales, selon un rapport, publié en mars, par la Fondation pour la justice environnementale EFJ, une ONG basée à Londres, et un cinquième de la pêche chinoise dans son ensemble. Le secteur, industrialisé dans les années 1980 en s’appuyant sur les grandes entreprises d’Etat, a été privatisé depuis 2010 à hauteur de 70 % Des centaines de petites entreprises et de bateaux sont plus difficiles à contrôler », explique Philip Chou, directeur de projet à Oceana, une ONG de défense de l’environnement marin. La plus grosse coopérative de Zhoushan, la City Pelagic Fishery Professional Cooperative, rassemble ainsi 255 membres et 370 bateaux, totalisant 108 000 tonnes pêchées en 2019, selon l’EFJ. Dans le Fujian, Zhengguan Fishery Development possède une quinzaine de bateaux de haute mer, dont six opèrent dans l’océan Indien. L’armateur attendait la livraison de quinze nouveaux navires à partir de 2020, dont au moins trois ont déjà été mis à l’eau, bénéficiant d’une subvention de 610 000 yuans. Fondée par Bian Lideng en 2011, cette société en pleine expansion couvre toute la chaîne de production, de la pêche à sa transformation et à la vente de produits de la mer ou d’aliments pour la pisciculture. Elle vante son engagement au service du rayonnement de la Chine sur les mers, voulu par le président Xi. Ce qui ne l’a pas empêchée d’être rappelée à l’ordre par Pékin, en juin 2018, avec des conséquences inconnues. Zhengguan, qui a profité de subsides à hauteur d’au moins 7,8 millions de yuans, a pris le risque de les voir coupés. A Gantang, plusieurs marins rencontrés pensaient partir à bord du FYY 070, propriété de Dongxinlong Ocean Fishing. Ils ont embarqué sur un autre bateau. Le FYY 070, que Le Monde a photographié, rouillé, au bassin, a été convoqué pour inspection par le ministère de l’agriculture. La société est aussi soupçonnée de fraude aux subventions. Des membres de l’équipage d’un chalutier de pêche au long cours attendent leur repas après une journée de travail sur le bateau au chantier naval de Ningde Fujian, en Chine, le 20 juillet 2021. Gilles Sabrie pour Le Monde » La plus sulfureuse de ces entreprises est sans doute Pingtan Marine, qui opère trois des navires – FYY 7894, 7896 et 7897 – de la flottille suivie par Le Monde. Elle domine le secteur avec au moins 142 navires, dont 10 transporteurs frigorifiques. Enregistrée aux îles Caïman avec des bureaux dans le Fujian, la compagnie investit aussi dans la finance et l’immobilier. Pingtan dispose d’une généreuse ligne de crédit de 240 millions de dollars, principalement auprès de la Banque de développement de Chine et de la Banque de l’import-export, deux établissements d’Etat dont la mission est de soutenir les entreprises chinoises dans leur expansion à l’étranger. Le Fonds chinois pour le développement de l’agriculture industrielle est l’un de ses actionnaires, à hauteur de 8 %. Pingtan bénéficie aussi de subventions directes 80 millions de dollars pour construction de bateaux de pêche » depuis 2014, et 86 millions de dollars de subventions non spécifiées, d’après un calcul de C4ADS. Pourtant, le groupe est régulièrement déficitaire. Sa valeur a été divisée par dix sur les marchés depuis son introduction au Nasdaq en 2011, au point qu’il a été menacé d’exclusion par la Security Exchange Commission SEC, le gendarme boursier américain. Son fondateur, Zhuo Xinrong, est un notable du parti. Il occupe, entre autres, la fonction de vice-président de la Fédération des Chinois de retour de l’étranger au Fujian, qui encourage la diaspora à promouvoir les objectifs du prédisent Xi. Même s’il est considéré en Chine comme un entrepreneur modèle, M. Zhuo a été placé sur une liste noire des Etats-Unis, ainsi que son épouse, pour complicité » de pêche illégale et de trafic d’êtres humains en 2020. Pingtan Marine a réorienté son activité vers le calamar, entre 2016 et 2020. Cela peut s’expliquer par le fait que le calamar dans l’océan Indien et le sud-ouest de l’océan Atlantique reste une espèce sous-régulée, voire pas du tout régulée », note C4ADS. Ses navires ont été plusieurs fois interceptés en possession de pêche illégale. En 2015, le Hai Fa, immatriculé au Panama mais détenu par une société qui lui est liée, était devenu l’un des navires les plus recherchés de la planète, après l’émission d’une notice mauve » d’Interpol. Cette année-là, il avait été saisi en Indonésie avec 900 tonnes de poisson capturé illégalement, dont des espèces protégées. Des membres d’équipage d’un chalutier de pêche en haute mer dans leur baraquement après une journée de travail, dans un chantier naval de Ningde Fujian, en Chine, le 20 juillet 2021. Gilles Sabrie pour Le Monde » En mer, les abus sont d’autant plus nombreux que le capitaine est responsable de la rentabilité de sa mission. Les conflits liés aux salaires impayés sont pléthore. La seule Pingtan Marine est accusée de violations des droits d’au moins quatre-vingts marins – travail forcé, mauvais traitements et plusieurs décès –, selon un décompte de C4ADS. En 2019, un marin philippin est mort à bord du FYY 7874, trois semaines après un accident, sans avoir reçu les soins nécessaires. Son corps avait été entreposé dans le congélateur, rapporte le site d’information philippin Rappler. En mai 2020, c’est un membre d’équipage chinois qui perd la vie, trois mois après un autre accident qui n’avait pas convaincu le navire de rentrer au port. * * * Mai, l’heure du retour. Dans un ultime effort, le FYY 167 arpente de longues distances, plus de 350 kilomètres d’est en ouest en une semaine. Depuis la mi-avril, il pêche intensément, jamais moins de neuf heures par jour. Le 24 avril, il s’est mis à couple du cargo Fuyuanyu Yun 266 pendant seize heures. Il s’éloigne enfin, le 7 mai, cap vers son port d’attache. D’autres l’ont déjà devancé. Le FYY 165, qui a achevé la saison au sud de la mer d’Arabie, est repéré au large de Sabang, le 18 mai, à la pointe ouest de l’Indonésie. Trois jours plus tard, il a dépassé Singapour. Le FYY 169 a rebranché son AIS pendant deux jours à l’approche du Sri Lanka, dans la mer des Laquedives. Il file lui aussi vers la Chine… Selon une estimation du Monde, qui ne peut être vérifiée par des sources officielles, et qui suppose que tous les cargos sont revenus soutes pleines de leur périple, jusqu’à 420 000 tonnes de poissons et de calamars ont pu être prélevées, au cours de cette saison 2021-2022, dans les eaux de la mer d’Arabie par la Chine. Par Adnan Aamir Gwadar, envoyé spécial, Julien Bouissou, Nathalie Guibert, Simon Leplâtre Gantang, envoyé spécial et Martine Valo Direction éditoriale Harold Thibault Infographie Francesca Fattori recherche, Audrey Lagadec illustration et Riccardo Pravettoni cartographie Design Solène Reveney, Mélina Zerbib et Eric Dedier Développement Eric Dedier
En cette période de vacances scolaires généralisées à toutes les zones, beaucoup d'entre vous aimeraient profiter de la météo pour aller pêcher. Mais quelles sont les règles en vigueur avec le confinement ? Vous nous posez des questions précises, on vous répond. L'envie est grande, en ce mois d'avril, d'aller prendre l'air en mer et d'aller pêcher pour se changer les idées. Mais est-ce autorisé dans le contexte sanitaire actuel ? Vous êtes nombreux à nous poser la question. "Est-il possible de pêcher à 30 km de son domicile ?""J'habite en Ille-et-Vilaine. Je suis à 65 km de la mer. Puis-je aller pêcher en bord de mer ?" s'interroge une Brétilienne sur notre site internet. "Est-il possible de pêcher à 30 km de domicile ?" demande Phyl, un Breton qui ne vit pas non plus sur le littoral. Tout comme Fab, un Quimpérois en manque d'embruns "J'habite à Quimper en Finistère, puis-je aller pêcher en mer, sur la côte, à 20 km de chez moi ?"Et bien non, messieurs dames, vous n'êtes pas autorisés à aller pêcher car votre domicile se situe à plus de 10 km de la mer. Les mesures COVID19 se renforcent ce soir à 19h sur l’ensemble du territoire métropolitain. Plaisanciers ➡️ le rayon de 10 km ne s’applique pas en mer, mais entre votre domicile et votre bateau➡️ pas de navigation entre 19h et 6h, sauf dérogation accompagnée d’un justificatif Ministère de la Mer MerGouv April 3, 2021 La pratique de loisir des activités nautiques, de plaisance et de plongée reste autorisée en cette période de confinement, à condition de respecter les mesures prévues dans le décret n° 2020-1310 modifié, précise le Ministère de la Mer sur son site internet respect des mesures de distanciation physique et d’hygiène prévues par ce décret, respect des conditions liées au rayon des 10 kilomètres entre le domicile, le port de départ et celui d’ ceux qui habitent à moins de 10 km d'un port peuvent donc partir pêcher. Couvre-feu, même en mer, sauf...Plusieurs amateurs de pêche nocturne et de grandes virées nous ont aussi fait part de leur désir de prendre la mer courant avril. C'est le cas de Nolwenn, habitante de Bretagne "Bonjour, est-il possible d'aller à la pêche pour 48h non stop en vu de cette nouvelle mesure ?" Et de Néné de Nouvelle-Aquitaine "Adepte du surfcasting j'habite à plus de 90 km de l'océan, est-il possible de s'y rendre d'autant plus que je pêche de nuit ?". La réponse est négative "Dans le cadre du respect du couvre-feu, il est interdit de naviguer entre 19 h et 6 h du matin dans les eaux territoriales" rappelle la Préfecture maritime de l'Atlantique sur son site. Les préfectures maritimes de la Manche et de la Mer du Nord, de l'Atlantique et de la Méditerranée précisent néanmoins que des "dérogations à ces restrictions pour les activités de loisir peuvent être accordées" mais seulement pour pour un motif personnel impérieux, qui doit être validé au préalable par la Délégation à la Mer et au Littoral DML du département de départ ou d’arrivéepour participer à une mission d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative. Charge à chacun de s’assurer des textes en vigueur publiés sur les sites internet de ces trois préfectures maritimes. Des exceptions pour la pêche en eau douceLes pêcheurs qui pratiquent en eau douce se posent aussi beaucoup de questions. "Peut-on pêcher avec une barque sur lac à moins de 30 km de chez soi à deux personnes avec permis bien sûr ?" s'interroge Patoche d'Occitanie. Tout comme cet internaute de Nouvelle-Aquitaine "La pêche en eau douce est-elle autorisée sans limite de distance dans le département de résidence, Charente-Maritime ?"Théoriquement non, mais la Fédération nationale de la pêche en France FNPF a obtenu mercredi 14 avril une dérogation. "Après de multiples requêtes et un travail de longue haleine auprès des pouvoirs publics, la FNPF a obtenu, pour la pêche de loisir, l’extension de la limite de déplacement de 10 km à 30 km et/ou dans un département voisin" annonce-t-elle sur son compte Facebook. Certains lieux de pêche en eau douce sont peut-être des établissements recevant du public de plein air, mais, si ce n’est pas le cas ..., ils exposent leurs adhérents à une amende s’ils se font contrôler à plus de 10 km de chez eux car la carte de pêche ne sera pas admise comme justificatifFNPP Plaisance pêchesUn conseil renseignez-vous auprès de votre fédération de pêche car cette extension des pratiques de loisir "ne concerne que les activités encadrées dans le cadre d’un club ou d’une association et en aucun cas les pratiques individuelles non accompagnées" précise sur son site internet la Fédération nationale de la plaisance et des pêches en mer. Et la pêche à pied ?Quant à la pêche à pied, la question de Grégory, cet habitant d'Occitanie, est légitime "Est-ce que je peux aller pêcher sur la plage à plus de 10 km de chez moi, avec mes enfants ?" La tentation est grande avec les vacances et la météo printanière, mais des contraintes demeurent il n’est pas autorisé de pêcher à plus de 10 km de son domicile et au-delà du couvre-feu. A 19 h, pêcheur ou pas, tout le monde doit être rentré chez soi ! La seule exception possible pour aller pêcher à pied au-delà du périmètre autorisé, c'est d'être accompagné. "La pratique individuelle est interdite à plus de 10 km de son domicile, sauf si c'est une association qui organise et encadre une sortie" indique-t-on à la FNPP qui invite les pêcheurs à patienter "Le mois de mai approche, ne prenez pas le risque de vous faire verbaliser !".OnVousRépond posez votre questionAvec OnVousRépond, le réseau régional de France 3 répond à vos questions sur la vie quotidienne avec le troisième confinement. Déplacements, loisirs, télétravail, vaccin, un formulaire est disponible si vous avez des questions à nous poser. Nos journalistes vous apporteront une réponse.
pêche de nuit en mer en bateau