tremblement de terre au maroc aujourd hui

Voustrouverez ci-après le texte de la déclaration communiquée aujourd’hui par le porte-parole du Secrétaire général, Kofi Annan: Le Secrétaire général a appris avec une profonde tristesse qu’un tremblement de terre d’une grande puissance qui a frappé le nord du Maroc, près de la ville d’Al Hoceima, avait causé de nombreuses victimes et de graves dégâts. Auquotidien, la pratique littéraire de Benoît Artige s’entremêle à celles du dessin et du chant. Le texte suivant nous emmène à El Jadida, au Maroc, où l’auteur fait résonner en écho la saudade de l’écrivain portugais Fernando Pessoa (1888-1935). Saudades de Mazagão a initialement été publié en 2014 dans la revue Riveneuve Laterre de nouveau de nouveau tremblé dans le nord du Maroc. Un séisme de magnitude 5,1 sur l'échelle de Richter a été enregistré aujourd'hui au large des villes d'Al Desluttes armées de ses citoyens indépendantistes avec l’ancien colonisateur, le Maroc ou la Mauritanie se sont soldées par un contrôle militaire de facto de 80 % du territoire par le Maroc et des 20 % restants par le Front Polisario. Ce Front revendique le droit à l’autodétermination des 500 000 habitants du Sahara occidental. Il jouit d’une reconnaissance Encoreun séisme à Al Hoceima. Un tremblement de terre de magnitude 3,5 degrés a été ressenti au large de cette province, fait savoir l’Institut national de géophysique nonton my girlfriend is alien 2 sub indo rebahin. CATASTROPHES NATURELLES Les catastrophes naturelles ont coûté 72 milliards de dollars aux assureurs Swiss Re, qui fait office d’assureur pour les assureurs n’en a pas moins mis en évidence le poids grandissant des désastres dits secondaires », de plus en plus coûteux GÉOPHYSIQUE Un séisme éclaire » la tectonique des plaques en Afghanistan Découvrez, chaque jour, une analyse de notre partenaire The Conversation. Ce lundi, une chercheuse explique comment une catastrophe peut contribuer à la connaissance TREMBLEMENT DE TERRE Trois séismes font cinq morts et des dizaines de blessés en Iran Situé en bordure de plusieurs plaques tectoniques, l’Iran est une zone de forte activité sismique NATURE Un séisme modéré » de magnitude enregistré dans la nuit en Charente Pour l’instant, aucun dégât n’a été signalé aux services de l’Etat après ce tremblement de terre entre Angoulême et Cognac catastrophe Un séisme meurtrier en Afghanistan Au moins un millier de personnes ont péri et ont été blessées dans la seule province de Paktika SEISME Un puissant tremblement de terre fait au moins mille morts en Afghanistan D’une magnitude 5,9, le tremblement de terre est survenu à une profondeur de 10 km vers 1h30 ce mercredi, tout près de la frontière avec le Pakistan CA TREMBLE FORT Un séisme de magnitude 7,2 ébranle le Pérou Situé dans la ceinture de feu du Pacifique, le Pérou est secoué par au moins 400 séismes perceptibles chaque année SEISME Un tremblement de terre ressenti dans les Alpes-de-Haute-Provence La secousse a été ressentie à Faucon-de-Barcelonnette, Barcelonnette et Jausiers ACTIVITE SISMIQUE En Martinique, 51 séismes de faible énergie » recensés en une semaine Une vingtaine de ces séismes, de magnitude inférieure ou égale à ont été enregistrés jeudi 28 avril Médias24 Un commentaire sur l’avancée de la coulée de lave rejetée par le volcan Cumbre Vieja de l’île de Las Palmas qui se rapproche, dangereusement, de l’océan Atlantique. Nacer Jabour En effet, les rejets de lave du volcan Cumbre Vieja se poursuivent, mais à une vitesse assez réduite. Pour l’instant, l’écoulement est assez lent et on ignore quand est-ce que la lave atteindra l’Atlantique. – Les autorités espagnoles disent que c’est imminent … – Il n’y a pas de véritable assurance, car tout dépend du débit de rejet ; et si ce dernier devait changer, tous les paramètres changeraient à leur tour. Le dernier mot revient donc aux autorités espagnoles qui sont sur place, avec tous les moyens nécessaires, pour surveiller l’évolution des rejets de lave. – Quel est le risque encouru par la population locale ? On parle de possible explosion meurtrière quand la lave entrera en contact avec l’eau de la mer. – En effet, il pourrait y avoir des explosions, mais très localisées. Elles toucheraient surtout leurs habitations, dont bon nombre ont d’ores et déjà été évacuées avant d’être détruites par les coulées de lave. On peut citer, pour exemple, un dégagement de dioxyde de soufre d’un volcan au Cameroun, il y a quelques années, qui avait fait des victimes sur place uniquement, car l’effet de toxicité de ce gaz diminue avec les longues distances. – Que risquent précisément les habitants de l’île ? – Pour ceux qui sont à proximité, le risque est létal, car quand la lave entre en contact avec l’eau, elle génère un gaz extrêmement toxique. Il s’agit du dioxyde de souffre, qui peut s’avérer mortel pour tous les humains proches de l’explosion. – Justement, les scientifiques espagnols affirment que ces éruptions volcaniques vont durer, entre un et trois mois, et que les émanations de gaz vont atteindre le Maroc vendredi 24… – En réalité, il s’agit juste de simulations faisant état d’un déplacement de fumées et de particules légères transportées par le vent. A ce jour, le seul risque pour le Maroc est que ce phénomène puisse gêner la navigation aérienne, avec ces particules qui s’insèrent dans les réacteurs des avions et obstruent aussi la visibilité immédiate. – Peut-on imaginer un arrêt du trafic aérien au Maroc, comme ce qui s’était produit il y a quelques années, en Europe à cause d’un volcan islandais? – S’il y a une densité importante de ces particules fines dans l’air, il n’est pas exclu de devoir arrêter momentanément la circulation aérienne, en particulier celle de l’aviation civile proche de cette zone. Nous sommes encore loin de ce scénario, car il faut préciser que la navigation aérienne n’est toujours pas interdite aux îles Canaries et que le trafic continue comme si de rien n’était. Au pire, il est possible de détourner la trajectoire des avions pour éviter la zone de turbulence qui est localisée à l’ouest de l’archipel ; et même si elle se diffuse dans le périmètre géographique régional, cela ne risque pas de poser des problèmes insurmontables. – Si ce phénomène devait toucher le Maroc, serait-il localisé dans les provinces du Sud ou pourrait-il concerner tout le territoire national, comme certains le prédisent ? – D’après les simulations auxquelles j’ai pu avoir accès, les nuages de particules devraient surtout toucher les villes côtières de Laâyoune et de Tarfaya avant de remonter vers l’intérieur des terres. Mais comme il s’agit de simulations, il convient de les prendre avec beaucoup de réserve. – Est-ce que le centre et le nord du pays risquent d’être couverts par ces nuages ? – Il est difficile de répondre à votre question car ce scénario est basé sur des simulations qui, rappelez-vous, avaient été jusqu’à évoquer un risque de méga-tsunami qui n’a pas eu lieu. – Depuis lundi dernier, le scénario d’un méga-tsunami pouvant affecter le Maroc s’est donc éloigné… – En termes de risques, nous avons écarté la possibilité d’un méga-tsunami, mais il ne faut pas exclure, dans quelques jours, l’éventualité d’un petit tsunami localisé dans l’archipel quand la lave touchera l’océan. Ne connaissant pas la quantité de lave qui va entrer en contact avec l’eau, il est très difficile de se prononcer, sur le degré de force de ce tsunami et il faut attendre de voir quelles seront les masses en jeu. – Le cas échéant, ce tsunami serait uniquement localisé aux îles Canaries ? – Absolument, mais nous allons peut-être détecter quelques soubresauts dans nos côtes. – Qui s’occupe des risques volcaniques et sismologiques au Maroc ? – C’est le ministère de l’Intérieur qui est chargé de gérer ces dossiers à travers sa Direction des risques naturels. – Ce département est-il dirigé par une équipe de scientifiques ? – Il y a plutôt un partage des tâches avec toutes les institutions scientifiques du Maroc qui font remonter, par la suite, l’information au ministère de l’Intérieur. Il y a donc un va-et-vient entre des entités de scientifiques et de gestionnaires qui traitent l’information. – Combien d’acteurs sont sollicités ou mis à contribution ? – Une trentaine dont la protection civile, des chercheurs spécialisés… – Le Maroc ne dispose-t-il pas d’un institut de sismologie ou de volcanologie ? – De volcanologie non, mais parmi ses tâches, l’Institut national de géophysique s’occupe des risques sismologiques et des phénomènes volcaniques. – On entend de plus en plus parler de petits séismes au nord du Maroc… – En effet, depuis le début de l’année, nous avons enregistré un accroissement de l’activité sismique. Le taux de sismicité indiquait, en moyenne, une centaine de séismes par jour. Par la suite, l’activité a un peu diminué, mais nous gardons toujours un œil sur cette région. – Mais pourquoi dans le Nord particulièrement, est-ce un problème de plaques tectoniques ? – Dans le Nord, il y a en effet des plaques et des blocs terrestres qui s’entrechoquent. Ils sont en contact direct avec les sous-plaques espagnoles et portugaises qui forment un bloc. – Plus simplement, c’est la plaque de l’Afrique contre celle de l’Europe… – Absolument mais, plus exactement, c’est une zone de contact entre la plaque de l’Afrique et celle de l’Eurasie. – Dans ce cas, pourquoi la ville d’Agadir, pourtant située à des centaines de kilomètres de cette zone de contact, a-t-elle subi en 1960 le pire tremblement de terre de l’histoire du Maroc ? – Bien qu’Agadir soit très loin de cette ligne de contact, elle a subi un choc sismique, en raison d’un transfert des contraintes tectoniques vers l’intérieur. – En d’autres termes, cela donne quoi ? – En fait, même si on est très loin des frontières des plaques et de leur ligne de contact, on peut subir des tremblements de terre importants dans ces zones éloignées. Je me dois de préciser que ce phénomène est extrêmement rare par rapport aux lignes de contact directes, où l’on enregistre des tremblements de terre pratiquement chaque jour. – Le séisme d’Agadir était donc le soubresaut d’un autre moins meurtrier qui a eu lieu dans le Nord… – En effet, il y a eu un transfert des forces sismiques des blocs, du nord vers le sud, qui ont trouvé une faiblesse au niveau de la ville d’Agadir et qui ont fait craquer son écorce terrestre. – Y aurait-il une région particulièrement vulnérable au Maroc que vous surveillez attentivement ? – S’il est vrai qu’aujourd’hui la technologie nous donne des moyens de surveillance assez précis, pour ce qui est des prédictions, c’est une science qui est relativement embryonnaire. Par conséquent, on ne dispose pas encore de résultats suffisamment fiables sur lesquels s’appuyer pour annoncer, à l’avance, la zone précise d’un tremblement de terre, sa magnitude où même la faille à surveiller. – Pourtant certains scientifiques avancent que la ville de San Francisco, sujette à de fréquents séismes, pourrait être rayée de la carte dans une trentaine d’années mythe ou réalité ? – En sismologie, il y a une règle de base qui énonce qu’un train peut en cacher un autre. En d’autres termes, cela veut dire que, quand un séisme d’une magnitude importante sur l’échelle de Richter proche de 8 comme celui de 1906 à San Francisco qui a fait des milliers de victimes se produit, il reviendra certainement et, en général, avec presque les mêmes types de dégâts humains ou matériels. – Cela signifie-t-il qu’il ne faut pas exclure un nouveau séisme meurtrier à Agadir ? – S’il faut en effet se méfier et se préparer, je me dois de préciser que, depuis 1960, la ville a fait beaucoup d’efforts en termes de construction architecturale, avec la prise en compte des risques sismiques. Aujourd’hui, les normes sont strictes et il n’y a pas eu de nouvelles constructions sur les sites détruits. – Soixante ans plus tard et, en cas de nouveau séisme, les dégâts seraient-ils moins importants ? – Oui, car non seulement les zones habitables ont été déplacées vers le sud de la ville, mais en plus le code de construction contient des règles parasismiques beaucoup plus sévères. Partant de là, les dégâts seraient certainement beaucoup moins meurtriers qu’en 1960. – Quand on voit que le Japon, qui est à la pointe de la gestion des risques sismiques, connaît encore des séismes meurtriers, il y a quand même lieu de s’interroger au Maroc… – Sachant que les Japonais et les Américains ne cessent d’actualiser leur code parasismique après chaque tremblement de terre, nous devons adopter la même démarche pour ne pas être pris au dépourvu. – Quelles sont les failles potentiellement dangereuses au Maroc ? – Avant tout, il faut préciser qu’une faille est une fissure dans la croûte terrestre ou, plus exactement, une cassure qui peut être longue de plusieurs kilomètres, ou alors locale de quelques centaines de mètres. C’est en fonction de sa longueur que l’on pourra, éventuellement, estimer la magnitude du séisme, car plus la faille sera grande, plus le séisme généré sera fort en magnitude. Si ces cassures sont partout, certaines sont inactives et d’autres très actives, comme dans le nord du Maroc qui est une zone très complexe. En effet, elle recèle énormément de failles avec une fracturation intense qui découle de déformations constantes dues à l’affrontement des plaques africaines et eurasiennes et à un remodelage permanent. – A partir de quelle magnitude sur l’échelle de Richter, un séisme peut-il être meurtrier au Maroc ? – Tout dépendra de la vulnérabilité des bâtiments. S’ils sont bien construits, il faudra atteindre une magnitude égale ou supérieure à 6 pour de vrais dégâts ; mais s’ils sont anciens, 5 sera plus que suffisant. – Pour conclure, comment le sismologue que vous êtes juge-t-il la fiabilité sismique du parc marocain? – Je dirais que le parc des constructions antérieures à 1970 est assez faible, mais qu’il y a eu une prise de conscience, surtout depuis le séisme meurtrier d’Al Hoceïma en 1994 6 morts, puis en 2004 600 victimes. Depuis cette dernière date, il y a eu une réelle amélioration de la qualité, avec le rajeunissement constant du parc immobilier du Maroc. Je pense que 60% du bâti est désormais conforme aux normes internationales. Une secousse tellurique d’une magnitude de 4,9 degrés sur l’échelle de Richter a été enregistrée mercredi dans la province de Taounate, indique l’Institut national de géophysique ING. La secousse, dont l’épicentre est situé dans la commune Ouled Daoued, s’est produite à 07H06min42sec GMT+1, précise le Réseau national de surveillance et d’alerte sismique de l’ING dans un bulletin d’alerte sismique. La secousse ressentie est d’une profondeur de 05 km, d’une latitude de 34,402°N et d’une longitude de 4,756 °W, ajoute la même source. avec MAP Rejoignez et recevez nos newsletters Bouton retour en haut de la page La République démocratique du Congo continue de faire face aux effets de l’éruption du mont Nyiragongo une semaine après son apparition, les sismologues ayant signalé 61 tremblements de terre sur une période de 24 heures samedi selon un rapport de CNN. Un rapport de l’Observatoire volcanique de Goma, consulté par CNN, a déclaré que le cratère du volcan continue de s’effondrer, ce qui a contribué au tremblement de terre et déclenché des émissions de cendres notables de Goma ». Nyiragongo est situé à seulement 15 km de Goma, qui compte 670 000 habitants. Au moins 400 000 ont fui la ville après que les autorités ont averti d’une deuxième éruption, qui a eu lieu aujourd’hui. Le volcan Murara, près d’un lieu inhabité des Virunga », est entré en éruption aujourd’hui, selon un porte-parole du gouvernement. La région abrite un quart de la population mondiale de gorilles de montagne en danger critique d’extinction. La première éruption a entraîné la mort d’au moins 31 personnes et fait des centaines de disparus. Au moins 13 personnes sont décédées à la suite d’accidents de la circulation, alors qu’un résident s’était éloigné d’un ruisseau de lave qui s’approchait de la ville. L’Organisation internationale pour les migrations a estimé que 20 000 personnes étaient sans abri. Trois villages et une zone de Goma avaient été détruits par la lave, qui s’est arrêtée à seulement 300 mètres de l’aéroport. Un autre risque avec des individus de Goma est celui d’une éruption limnique au lac Kivu voisin. Les éruptions limniques sont un phénomène où le dioxyde de carbone dissous dans l’eau pourrait être lancé, asphyxiant potentiellement les personnes et les animaux et rendant de vastes zones inhabitables. Le Monde Afrique Maroc Une vente organisée par Artcurial à Marrakech, au cours de laquelle risquent d’être dispersés des œuvres et des éléments de décoration, inquiète une association de sauvegarde du patrimoine. Pour ne rien manquer de l’actualité africaine, inscrivez-vous à la newsletter du Monde Afrique » depuis ce lien. Chaque samedi à 6 heures, retrouvez une semaine d’actualité et de débats traitée par la rédaction du Monde Afrique ». Les plafonds peints de l’hôtel marocain Rose du Dadès vont-ils être vendus à la découpe ? C’est ce que redoute l’association Mamma Mémoire des architectes modernes marocains, fondée par les architectes Imad Dahmani et Lahbib El Moumni pour veiller sur le patrimoine architectural moderne du royaume. Une crainte qu’alimente l’enchère publique organisée par Artcurial le 30 mai à Marrakech, au cours de laquelle risquent d’être dispersées une trentaine d’œuvres et d’éléments de décoration. Conçues par les artistes Mohammed Chabâa et Mohamed Melehi, ces œuvres ont été pensées pour l’hôtel et intégrées de manière pérenne à l’architecture », souligne l’association, à l’origine d’une lettre ouverte adressée le 24 avril au ministère de la culture et à la Fondation nationale des musées. Ne pas conserver ces bâtiments dans leur intégralité revient à oblitérer la mémoire de l’art moderne marocain », lit-on dans leur pétition publiée sur le site Avaaz. Dans nos archives Article réservé à nos abonnés L'œuvre d'un architecte-urbaniste Henri Prost Construit entre 1971 et 1972 à Kelaat M’Gouna, au sud du Maroc, par les architectes Abdeslem Faraoui et Patrice de Mazières, l’hôtel Rose du Dadès a fait partie du réseau touristique développé dans les zones rurales du royaume chérifien dans les années 1970. Il est considéré comme l’un des exemples du mariage réussi entre des créateurs et des architectes, et le témoignage des racines vernaculaires du groupe d’artistes de Casablanca. Sur le site la chercheuse Maud Houssais rappelle ainsi que Mohamed Melehi s’est inspiré pour le plafond d’une onde colorée qui habillait les mosquées rurales de la région du Souss, découvertes dans les années 1960. L’architecture locale avait aussi influencé les parois ajourées claustras de Mohammed Chabâa. Leur place est dans un musée » Sa fille, Nadia, insiste Il ne s’agit pas d’œuvres individuelles, mais d’intégrations, qui n’ont d’existence que là où elles ont vu le jour. » Pour l’héritière du peintre mort en 2013, la vente contrevient au droit moral des artistes et de leurs descendants. Directeur d’Artcurial Marrakech, Olivier Berman encaisse les attaques, mais veut dépassionner le débat. Je comprends le point de vue des ayants droit, confie-t-il, mais cet hôtel a été créé il y a cinquante ans et personne ne s’y est jamais intéressé, pas plus qu’à d’autres hôtels qui ont été vidés ou détruits. C’est au ministère de la culture de prendre ses responsabilités. » Ce dernier a justement annoncé le 13 avril sur Twitter le lancement d’une procédure de classement de l’hôtel, qui toutefois n’en interdirait pas la cession. Mais, les œuvres seront interdites de sortie du territoire marocain », confirme Olivier Berman qui estime qu’idéalement leur place est dans un musée ». Lire aussi Article réservé à nos abonnés Voyage immobile avec Corinne Vezzoni à Casablanca Pauline de Mazières, la veuve de l’architecte de l’hôtel, en est aussi convaincue. Voilà trois semaines, elle a envoyé une requête à la Fondation nationale des musées pour que ces intégrations soient préemptées par l’Etat et protégées dans un musée national. Un patrimoine marginalisé ou dénaturé » Sans nouvelle pour l’instant des autorités publiques, l’association Mamma prévoit de déposer une demande de classement des Roses du Dadès, mais aussi de deux autres établissements construits sur le même mode par le duo Faraoui-De Mazières l’hôtel Ibn Toumart à Taliouine, abandonné depuis longtemps, ainsi que les Gorges du Dadès, déjà vidé de ses décorations. Si le ministère de la culture accède à leur demande, ce sera indéniablement une première. Car, à ce jour, la loi de 1980 relative à l’inscription et la conservation des monuments historiques n’a presque jamais été appliquée aux bâtiments élevés après les années 1960. Sur la centaine de constructions classées par le ministère de la culture visibles sur son site, on ne relève que le village de vacances de Cabo Negro, construit sur le littoral de Tétouan par l’architecte Elie Azagury dans les années 1974-1985. Les bâtiments traditionnels marocains ont été protégés, observe Imad Dahmani, mais le patrimoine post-indépendance est marginalisé ou dénaturé. » Ainsi de l’hôtel Almoravides à Marrakech, datant de 1970-1972, dont les intérieurs ont été totalement dépecés dans l’indifférence générale. Certains bâtiments ont même tout bonnement été détruits, à l’image de l’Office national de thé, érigé en 1960-1962 par Elie Azagury et Henri Tastemain, puis démoli en 2018. Lire aussi Casablanca, laboratoire architectural du XXe siècle L’association Mamma a vécu comme une victoire la suspension provisoire, en février, des travaux d’aménagement du tribunal administratif d’Agadir, qui auraient altéré ce symbole de la reconstruction de la ville après le tremblement de terre de 1960. En 2018, au moment des journées du patrimoine, on a fait des conférences autour de cette architecture brutaliste, pour sensibiliser l’opinion, et aujourd’hui cela porte ses fruits », se félicite Lahbib El Moumni. Mais l’inscription au patrimoine n’est pas tout. Classée en 2000, la façade de l’ancien hôtel Lincoln érigé en 1914 à Casablanca s’est partiellement effondrée en décembre 2020, faute d’entretien. Si la loi interdit la démolition d’un bâtiment jugé historique, elle ne contraint pas son propriétaire à entreprendre une restauration. Roxana Azimi

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