que la jeunesse était belle en noir et blanc
Elleétait belle et jolie ; elle ne pouvait s’empêcher d’être de l’avis de Toussaint et de son miroir. Sa taille s’était faite, sa peau avait blanchi, ses cheveux s’étaient lustrés, une splendeur inconnue s’était allumée dans ses prunelles bleues. La conscience de sa beauté lui vint tout entière, en une minute, comme un grand jour qui se fait, les autres la
Chinchidou le roi de la propreté ! - (S14E13) - Pokémon: Noir et Blanc : Sacha et ses amis rencontrent Bianca. La jeune fille est chargée de donner à
commeun aimant qui diffuse deux fluide noir et blanc de la vie sensualite parfaite de corps charnel vie en noir et blanc pour mieux se dissimule dans le temps pour s offri Voir la suite. Articles en rapport. Noir et blancs Rasta666s. photographie ou écrit en noir et blancs belle démonstration sur les secrets d une illusion parfaite deux monde différents deux
Essayistepolitique, Jules Gheude s'intéresse à l'évolution institutionnelle de la Belgique depuis près de cinquante ans. De 1974 à 1976, il fut collaborateur du ministre de la
Pokémonnoir et blanc Tome 10 - La Ligue d'Unys - Natacha Godeau - Date de parution : 05/03/2014 - Hachette Jeunesse . Présentation produit Descriptif détaillé. Livré chez vous . dès le 30/08. Livré en point retrait . dès le 31/08. Vendeur basé à VILLEMOMBLE (93) Ce produit est également disponible en occasion : Pokémon noir et blanc Tome 10.
nonton my girlfriend is alien 2 sub indo rebahin. Tout d’abord, je les ai trouvés affreusement blancs, et pour tout dire d’un blanc crasseux. Pourtant, c’est sûr, ils s’étaient lavé la figure au moins trois fois avant de me rencontrer. Ce sont des malades de l’hygiène corporelle. Douche tous les soirs, bains les jours sans école, brossage de dents au moins deux fois par jour – trois fois si je déjeune sous leur nez –, égalisation des ongles de pieds et de mains, et j’en passe. Mais le blanc de leur visage n’était pas aussi immaculé que la robe de sœur Marie-de-la-Charité, par exemple. Ils étaient d’un blanc multicolore blanc rosé sur les joues, blanc bleuté sous les yeux, blanc grisâtre sur son menton à lui, blanc verdâtre sur ses paupières à elle. Blancs d’angoisse. J’avais sous les yeux deux Blancs blancs de peur. Je ne sais pas si c’était pour m’assortir à eux, mais sœur Marie-de-la-Charité m’avait habillée d’une très jolie robe blanche en batiste – je me demande encore où elle avait dégoté ce magnifique exemple de tenue endimanchée pour petite fille sage et pourquoi je n’avais encore vu aucune d’entre nous habillée comme ça – d’ordinaire, nous portions des guenilles marronnasses. Malheureusement, je n’ai pas pu emporter ma jolie robe de dentelle blanche dans ma nouvelle vie et pour tout dire, je ne l’ai pas portée très longtemps, deux heures maximum. La rencontre a eu lieu dans le parloir», la seule pièce de la maison qui donnait sur l’unique arbre – comme nous l’appelions alors qu’il s’agissait tout au plus d’un arbrisseau rabougri – dont s’enorgueillissait notre courette poussiéreuse et désolée. À la fois curieuse et pleine d’appréhension, je me tenais dans un coin, droite comme un i, les mains derrière le dos, les pieds bien joints, comme me l’avait conseillé sœur Marie-de-la-Charité. Il s’agit, m’avait-elle répété toute la semaine, de faire bonne impression, ta vie dépend de cette rencontre.» Quel fardeau, me dis-je aujourd’hui, pesait sur les frêles épaules d’une fillette de sept ans, malingre, pouilleuse, noire et ignorante. Après quelques interminables minutes sans événement notable, ils ont décollé de leur coin à eux, tout près de la porte que sœur Marie-de-la-Charité avait doucement refermée en me lançant un petit signe d’encouragement. Leurs premiers mouvements m’ont fait ouvrir de grands yeux perplexes et m’ont alarmée impossible en l’état de dire si je leur avais fait bonne impression, mais je peux certifier que, à moi, ils ont fait d’emblée une très mauvaise impression, car lui s’est soudain mis à quatre pattes et à ramper dans ma direction et elle à sortir de son sac des machins impossibles à identifier et qu’elle me tendait en faisant des bruits bizarres avec sa bouche – un peu comme chez nous on appelle les poules pour qu’elles viennent picorer. Ils se sont retrouvés assis sur leurs talons à un mètre de moi et à grand renfort de gestes, m’ont dit papamamacristel». Les machins se sont révélés être des objets qui m’étaient pour la plupart inconnus à l’époque mais dont certains ressemblaient à des bébés. Il ne s’est pas passé grand chose d’autre ce jour-là. Quand ils sont repartis, elle pleurait et lui la tenait par les épaules. Ma nouvelle vie ne commençait pas sous les meilleurs auspices. Le lendemain, sœur Marie-de-la-Charité m’a obligée à mettre de nouveaux vêtements qui ne me plaisaient pas du tout il y avait une jupe plissée qui me serrait à la taille mais me descendait jusqu’aux chevilles – je ne comprends toujours pas comment une jupe pouvait être à la fois trop serrée et trop longue – puis un corsage rouge boutonné jusqu’au cou et qui m’étranglait. Mais le pire, c’était les chaussures. Je n’en avais jamais mis, pour ainsi dire jamais vu si ce n’est les espèces de savates que portaient les sœurs. J’ai appris plus tard que les miennes s’appellent des chaussures vernies », elles étaient jolies – j’adorais tout ce qui brillait – mais elles me faisaient horriblement mal aux pieds. Une torture inédite, mais non moins pénible. La veille, on m’avait mis une espèce de fichu sur la tête en m’expliquant qu’il valait mieux cacher mes cheveux tondus. Ceux-ci n’avaient pas poussé pendant la nuit, pourtant, je suis allée à mon deuxième rendez-vous tête nue. Il aurait été préférable qu’il en soit autrement, bien sûr, encore une de ces petites déceptions évitables si les adultes réfléchissaient un peu. Car cette fois-ci, ils avaient emporté plein de petites boules de toutes les couleurs qu’ils ont malgré tout sortis de leur sac. Je ne voyais pas du tout ce que j’étais censée faire avec et, à tout hasard, je les réunissais en petits tas que je faisais et défaisais. Passionnant. Ce n’est que bien plus tard, quand enfin mes cheveux ont été assez longs, que j’ai compris à quoi servaient les jolies boules multicolores à pendre au bout de mes petites tresses et à faire de la musique quand je secouais la tête. Cela a dû la frustrer car à l’époque il n’y avait pas l’ombre d’une chance de faire ne serait-ce qu’une minuscule tressette. Nous allions ainsi de déception en déception, je ne comprenais toujours pas ce que signifiait ce papamamacristel» que j’entendais à tout bout de champ. Sans doute ont-ils pensé que j’étais sourde et muette ou idiote ou tout ça en même temps ; je n’ouvrais pas la bouche, ne souriais pas mais observais intensément ces drôles de Blancs de plus en plus blancs avec qui j’allais vivre ma nouvelle vie. Un jour, contre toute attente et de façon tout à fait absurde et incompréhensible, je me suis retrouvée dans leurs bras. On formait une espèce d’amas de chiffons mouillés jetés par terre au milieu du parloir. Extrait de La Vie en noir et blanc» in Déliens, recueil de nouvelles en recherche d’éditeur Partager
L'autre jour j'ai regardé Vacances Romaines en pensant que je l'avais déjà vu... En fait non j'avais confondu avec Vacances à Venise... En même temps cela m'a rassuré car j'avais été surprise de voir Audrey sur la pochette du dvd quand je pensais y trouver Katherine Hepburn. On va pas rentrer dans les détails de comment fonctionne ma mémoire, je pense que les meilleurs des meilleurs deviendraient fous à essayer de suivre le fil de mes souvenirs. Donc me voilà installée à table pour regarder le film... Ah oui parce que le chat de l'enfer m'a pris mon spot sur le canapé pendant que je dînais du coup j'ai pas pu aller sur le canapé. Attention je suis pas une maniaque et je peux m'asseoir n'importe où sur mon canapé mais c'est juste que ce coin là y a l'empreinte de mes fesses, il est près des fenêtres et de l'accoudoir et surtout c'est le meilleur angle de la table du salon avec une prise pas loin pour l'ordi... Bref le chat de l'enfer pour je ne sais quelle raison enfin juste me pourrir la vie surement à élu domicile là pour sa sieste au lieu de dormir dans son coussin Princesse cherchez pas plus loin... quand on surnomme son chat princesse et qu'on lui offre un coussin en forme de couronne et portant l'inscription Princesse il est impossible pour le chat de ne pas tourner mal!. Donc à table avec un pot de cookie dough dans les mains c'était pour célébrer le Bac de l'ex-dent d'acier... Bloody Mary en entrée et glace en dessert!, je me suis retrouvée dans du noir et blanc. Plusieurs constatations 1. En revoyant Audrey Hepburn... j'ai compris ce que ça voulait dire de "la structure dans le visage"!! Force est d'admettre que j'en suis dépourvue pas de vraies fossettes, pas de mâchoires clairement dessinées et pas de nez aristocratique... Du coup j'ai replongé ma cuillère dans les copains Ben & Jerry's 2. J'ai été surprise de la façon dont on lui coupe les cheveux dans la scène chez le coiffeur... Les techniques ont du grandement évoluée depuis le film ou alors l'acteur n'avait pas fait l'actor studio et n'avait pas regardé travaillé des coiffeurs avant sa grande scène. 3. Mais j'ai été encore plus bluffée par le résultat... Genre ouaip ok la classe 4. Et mon admiration a atteint des sommets quand j'ai vu ce qu'elle parvenait à faire de sa nouvelle coupe sans être vraiment repassée par le coiffeur ou même la maison notons que ceci n'aurait été d'aucune utilité vu qu'elle squatte dans la chambre de bonne d'un journaliste célibataire et qu'elle n'a pas pris de trousse de toilette avec elle en quittant le coliseum! 5. Après des années à visionner Coup de Foudre à Notting Hill découvrir que la scène finale de la conférence de presse est quand même clairement un clin d'oeil à la scène finale de Vacances Romaines mieux vaut tard que jamais me direz-vous... En fait je ne vous cache pas que j'ai aimé... et j'ai justement aimé de ne pas être embêtée par les soucis du quotidien et que la coupe de cheveux trouve parfaitement sa place sans les millions de produits que nous avons toutes dans la salle de bain pour ne finir qu'avec un résultat approchant vaguement celui du film. C'est magique c'est le cinéma. Et tout cela sans que cela soit choquant ou agaçant mais juste une parenthèse fraîche et bien menée. Ensuite j'ai aimé, c'est mon côté old fashion surement le même qui fait qu'en bonne réac' que je peux être parfois je trouve normal que Meryl Streep ne quitte pas tout pour Clint dans Sur la Route de Madison, le sens du devoir et le haut standing des personnages qui n'ont pas de réelles faiblesses et sont droits. En fait là tout de suite j'ai envie de revoir Casablanca maintenant mais je vais attendre que le chat de l'enfer se soit cassée pour pouvoir le voir affalée sur mon canapé. Tout était grandement plus simple, on dirait quand on voit ce genre de films. Alors après pour rire je me suis imaginée ce qu'il serait arrivé si ça se passait de nos jours et tout de suite j'ai compris que vraiment ça n'aurait pas eu le même cachet! En même temps me direz-vous dans quel monde vivons-nous, Charles a bien épousé Camilla la morale va mal les gens... oui je tente de faire des références à la famille royale c'est depuis que je suis en UK ça doit déteindre... ou pas!. Donc Vacances Romaines de nos jours... Je pense qu'avant que Gregory Peck ne la trouve elle se serait faite dépouillée somnolante sur son banc. Ensuite durant sa folle journée à Rome, y aurait bien eu un imbécile avec un iPhone pour la reconnaître et la prendre en photo. En 30s la photo aurait été sur Twitter ou autre. Grâce à Google map elle aurait été retrouvée en deux temps trois mouvements par les services secrets de son pays. Du coup, Greg n'aurait pas eu la chance de montrer sa grande moralité et son amour en ne publiant pas de reportage sur la fugue de la princesses vu que de toute façon tout aurait déjà été mis à nu sur le net. Mais c'est pas grave pour lui, un "super" scénariste de nos jours aurait réussi à faire en sorte qu'il y ait une scène d'amour entre les deux protagonistes. Du coup Greg, la grandeur et tout le reste il s'en fiche un peu il n'en a plus besoin. Aussi bien ils auraient échangé leur numéro de tél et pendant quelques mois se seraient envoyés des sms et des whatsapp... voir ils se seraient retrouvés sur skype!!!!!! Ou alors à la façon de nos comédies modernes, Audrey se la serait jouée indécise. C'est vrai que nous les filles on a tellement de choix en matière de chaussures, par exemple, qu'on hésite toujours on va vers une puis vers l'autre on revient vers la première pour finalement acheté deux autres paires et du coup on a le même soucis avec les hommes ira-t'il bien avec mon nouveau cardigan ou pas??? changer de cardigan ou d'homme?. Bref elle serait restée, puis aurait décidée de partir... Et là le spectateur il aurait commencé à en avoir ras-le-bol. Vous voyez un peu le bordel??? Un peu plus et le rôle en plus aurait était donné à une Jennifer Lopez... Alors en noir et blanc franchement ça a autrement de la gueule non? Je file je vais voir si j'ai avec moi le DVD de Casablanca ou si je vais devoir attendre pour le revoir!
Il y a des gens qui se lèvent parfois face à l’injustice pour dénoncer des actes et des situations scandaleuses. Au sein de ces personnes on trouve des célébrités qui ont refusé la ségrégation raciale à des moments de l’histoire où ce n’était pas forcément simple. On vous propose alors d’en voir quelques exemples, des histoires qu’on ne connaissait pas forcément mais qui font du bien à entendre même si malheureusement le combat contre le racisme est loin d’être terminé. 1. Les Beatles qui ont refusé de jouer devant un public séparé En 1964, les Beatles devaient se produire en Floride au Gator Bowl, du moins c’était le cas jusqu’à ce qu’ils apprennent que les organisateurs voulaient séparer la foule pour que les personnes noires et blanches ne soient pas mélangées. Cinq jour avant la date du concert, les quatre membres du célèbre groupe avaient alors annoncé qu’ils ne se produiraient pas si la foule n’était pas mélangée et que les gens, quels qu’ils soient, puissent s’assoir où ils le désiraient. Devant les pressions du public, les organisateurs avaient alors été obligés d’accepter la requête et le concert eut bien lieu. 2. Franck Sinatra qui a menacé de ne plus jouer à Las Vegas Le célèbre chanteur se produisait souvent au cours des années 50 dans de luxueux hôtels de Las Vegas. À l’époque, les musiciens noirs étaient interdits de séjourner dans beaucoup d’établissements et devaient dormir dans des hôtels pour noirs, ce que refusait d’entendre Sinatra. Il avait alors menacé de ne plus se produire dans la ville si on ne laissait pas les artistes noirs dormir là où ils se produisaient, participant ainsi grandement à la déségrégation dans cette ville importante. 3. Clark Gable sur le tournage de "Autant en emporte le vent" Le célèbre film de 1939 ne fait pas seulement office de référence cinématographique mais aussi de symbole des droits de l’homme. Un jeune acteur noir du nom de Lennie Bluett avait réalisé que des toilettes pour personnes de couleur avaient été installées sur le tournage du film. Essayant de faire entendre son indignation il était allé trouver Clark Gable dans sa loge afin d’avoir son appui pour faire changer les choses. L’acteur avait alors été profondément choqué et avait téléphoné immédiatement à la production pour demander à ce qu’on cesse ces agissements ségrégationnistes sans quoi il quitterait le tournage. Bluett et Gable ont alors eu gain de cause et leur effort commun a porté ses fruits. 4. Albert Einstein et la dénonciation du racisme américain Après avoir de nombreuses fois dénoncé l’antisémitisme, Einstein avait en 1946 pointé du doigt la ségrégation et le racisme aux États-Unis. En s’engageant dans plusieurs oeuvres et associations, il avait déclaré la séparation entre les personnes noires et blanches aux États-Unis est une maladie du peuple blanc. […] Je ne compte pas rester silencieux là-dessus. » Plus tard il avait directement fait référence aux pères fondateurs du pays pour pointer du doigt la situation en déclarant la manière dont on enlève les droits civiques aux personnes de couleur est une immense claque dans le visage de la constitution de ce pays. » Pas apeuré de dénoncer et surtout conscient de ce que ce genre d’idées racistes pouvaient amener, le scientifique ne gardait pas sa langue dans sa poche. 5. Bob Dylan et Joan Baez à la marche de Washington 1963 Le 28 aout 1963, la première marche de Washington avait lieu, devenue une date symbolique avec le discours de Martin Luther King I had a dream ». Lors de cette journée de marche pacifique, plusieurs personnalités étaient présentes, que ce soit au sein de la foule ou en tant qu’intervenants. On trouve dans cette liste des musiciens qui venaient jouer leurs morceaux et parmi eux Bob Dylan et Joan Baez, encore âgés de 22 ans tous les deux. Une manière de représenter une jeunesse qui s’émancipait des idées réactionnaires de la génération précédente et l’occasion pour Dylan de chanter en avant première son morceau The Times They Are A-Changin » lourd de sens et à Baez d’entonner Oh Freedom » tout aussi symbolique. Allez, on vous repasse les plus belles citations de Bob Dylan, parce que c’est quand même la classe. 6. Betty White et son émission de télé Betty White est une actrice et célébrité de télévision américaine qui présentait sa propre émission sobrement intitulée Betty White Show » dans les années 50. En pleine période de lutte pour les droits civiques, elle avait fait venir un danseur de claquette afro-américain du nom d’Arthur Duncan en étant pleinement consciente que cela pourrait faire déprogrammer son émission. Après avoir reçu de nombreuses critiques et menaces de boycotts, White avait alors réagit de la meilleure des manières en invitant à nouveau le danseur et en lui donnant encore plus de temps d’antenne, répondant à ses détracteurs Je suis désolé mais vous allez devoir vivre avec ». La même année, en 1954, l’émission fut finalement déprogrammée, ce que la présentatrice n’a jamais regretté au vu de la raison. 7. Benny Goodman, le jazzman Considéré encore aujourd’hui comme l’un des plus grands joueurs de clarinette du monde du Jazz, Goodman qui porte bien son nom était aussi un fervent défenseur des droits civiques. Alors que dans les années 30 les musiciens noirs n’étaient pas autorisés à jouer avec les blancs, Goodman commence à jouer avec plusieurs d’entre eux sur différentes scènes, risquant une arrestation ou une peine de prison. La popularité de Goodman a aidé à faire accepter dans certaines parties du pays les formations de groupes où le talent primait sur la couleur de la peau et reste aujourd’hui un évènement important de la longue lutte contre la ségrégation. 8. L'équipe de football de l'université du Colorado de 1957 En 1957, l’équipe universitaire du Colorado devait se déplacer pour affronter celle de Miami. L’équipe du sud Miami avait déjà commencé à boycotter le match car celle du Colorado comptait deux joueurs noirs dans son effectif, mais finalement il fut accepté que la rencontre prenne place. Cependant en arrivant à leur hôtel, les joueurs du Colorado avaient décidé que si les deux joueurs noirs n’étaient pas logés dans le même établissement qu’eux alors ils iraient tous séjourner dans un hôtel réservé à la population noire. Un acte important qui avait évidemment beaucoup dérangé dans les états du sud. 9. Helen Hayes, l'actrice de théâtre En 1947, de nombreux théâtres américains étaient encore réservés aux blancs ou aux noirs, ce que dénonçaient de nombreux artistes qui voulaient jouer devant tous les publics. Le théâtre national de Washington faisait partie de cette liste d’établissements qui ne voulaient pas mélanger ses spectateurs et l’actrice Helen Hayes qui était également vice-présidente de l’association d’équité des acteurs avait alors tout simplement décidé de ne plus se produire dans ce théâtre mais de déplacer les représentations dans un établissement plus tolérant. 10. Ray Charles qui a refusé de jouer en Géorgie Le célèbre musicien avait décidé en 1961 de ne pas se produire pour un concert en Géorgie après avoir appris que le public serait séparé. Il avait alors été poursuivi pour ne pas avoir honoré son contrat mais son acte avait eu des retentissements importants. En 1979, l’état de Géorgie avait présenté ses excuses à l’artiste et sa célèbre chanson Georgia on my mind » était devenue l’hymne officielle du territoire, une belle revanche. Crédits photo Domaine Public William Morris Agency management/Photo by Maurice Seymour, New York.
4/21 Jean Poiret et Caroline Cellier en août 1976. © Patrice PICOT / GETTY IMAGES 5/21 Jean Poiret et Caroline Cellier en février 1980. © Patrice PICOT / GETTY IMAGES 6/21 Caroline Cellier et Jean Poiret à Paris, rue de la Gaîté à Paris en septembre 1982 © PAT / GETTY IMAGES 7/21 Caroline Cellier et Jean Poiret avec Pierre Mondy et Jean Lefebvre lors d'une première en octobre 1982 à Paris. © PAT / GETTY IMAGES 8/21 Jean Poiret et Caroline Cellier en octobre 1983. © Jacques Pavlovsky / GETTY IMAGES 9/21 Caroline Cellier et Jean Poiret sur le tournage du film L'année des méduses» à Saint-Tropez, été 1984. © DANIEL ANGELI / BESTIMAGE 10/21 Caroline Cellier et Jean Poiret chez eux à Paris en décembre 1984. © Roger Picherie / Paris Match 11/21 Caroline Cellier et Jean Poiret au Festival international du film fantastique d'Avoriaz, en janvier 1985. © PAT / GETTY IMAGES 12/21 Caroline Cellier et Jean Poiret en vacances dans leur maison de Saint-Tropez, en juillet 1985. © Michou Simon / Paris Match 13/21 Caroline Cellier et Jean Poiret en vacances dans leur maison de Saint-Tropez, en juillet 1985. © Alain Canu via Bestimage 14/21 Caroline Cellier et Jean Poiret en vacances dans leur maison de Saint-Tropez, en juillet 1985. © Alain Canu via Bestimage 15/21 Caroline Cellier et Jean Poiret en vacances dans leur maison de Saint-Tropez, en juillet 1985. © Alain Canu via Bestimage 16/21 Caroline Cellier et Jean Poiret jouant à la pétanque avec la productrice de théâtre Jacqueline Cormier, en vacances dans leur maison de Saint-Tropez, en juillet 1985. © Alain Canu via Bestimage 17/21 Jean Poiret, Caroline Cellier et Pierre Etaix au théâtre dans L'age de monsieur est avance», en septembre 1985. © Jean-Jacques BERNIER / GETTY IMAGES 18/21 Caroline Cellier et Jean Poiret chez eux à Paris en janvier 1988. © Patrice PICOT / GETTY IMAGES 19/21 Jean Poiret réalisateur dirigeant son épouse Caroline Cellier et Thierry Lhermitte, dans le film Le zebre», en 1992. © Jean Marie Leroy / AFP 20/21 Caroline Cellier après les obsèques de Jean Poiret, en l'église Saint Honoré d'Eylau à Paris, en mars 1992. © ERIC FEFERBERG / AFP 21/21 Caroline Cellier et Jean Poiret en vacances dans leur maison de Saint-Tropez, en juillet 1985. © Michou Simon / Paris Match Décédée mardi à l'âge de 75 ans, Caroline Cellier a rejoint Jean Poiret. La comédienne et le comédien se sont rencontrés sur un plateau en 1965. Vingt ans les séparent, mais ils tombent fou l’un de l’autre. Le couple aura un fils, en 1978, et finira par se marier en 1989. En 1992, Jean Poiret venait de diriger son tout premier film Le zébre». Il avait offert le premier rôle féminin à son épouse. Il était mort, emporté par une crise cardiaque, avant de pouvoir l'admirer sur grand écran. À la disparition du metteur en scène, notre journaliste Henry-Jean Servat avait retracé leur belle histoire d’amour... La suite après cette publicité Voici le récit de la romance entre de Caroline Cellier et Jean Poiret, tel que publié dans Paris Match en 1992… La suite après cette publicité Découvrez Rétro Match, l'actualité à travers les archives de Match... Paris Match n°2235, 26 mars 1992 La suite après cette publicité La suite après cette publicité Jean Poiret et Caroline Cellier, au bout de la passion Par Henry-Jean Servat Pendant une répétition au théâtre, Jean fait une déclaration d’amour à Caroline et se dévoile. Caroline Cellier et Jean Poiret, en couverture de Paris Match n°2235, 26 mars 1992 © Paris Match Je préfère les comédiennes aux autres femmes. Je me vois difficilement vivre avec une femme qui n'appartiendrait pas à ce milieu. Car, pour moi, c'est une question de code, de manière de parler et de penser. D'emblée, avec une comédienne, je parle le même langage, ce qui est très important. Quand il prononce ces phrases définitives, la femme de la vie de Jean Poiret lui joue la comédie. En 1969, il est, en effet, le mari de Françoise Dorin fille du chansonnier René Dorin. qui a écrit La facture » et ne dédaigne pas de remplacer, au pied joliment levé, l'une ou l'autre de ses interprètes. Lorsqu'il a rencontré, pour la première fois de son existence, la radieuse Caroline Cellier, elle était la fille de Michel Serrault. Mini-robe et mèches longues, elle s'appelait Evelyne. Son papa était chapelier. Mais la nuit, à l'insu de sa femme et de ses deux enfants, il tenait, avec son beau-frère, un tripot clandestin. Le tonton en question avait alors une petite coupe en brosse de cheveux noirs et drus. C'était Jean. A la ville comme à la scène, Poiret était le complice de Serrault, qu'il retrouvait, pour la énième fois, dans La tête du client ». Caroline, à peine âgée de 20 ans, était une merveille. Elle débutait à l'écran à l'issue d'une année au cours Simon et venait de remporter le prix Suzanne Bianchetti, qui la classait parmi les espoirs du théâtre. Originaire de Montpellier, Caroline, qui se prénomme en fait Monique, que les siens surnomment Moune et que son mari appelait Cellier, a patiemment attendu d'avoir 35 ans pour se glisser dans la peau douce de créatures fortes. A l'époque donc, leurs chemins se croisent et leurs destins se nouent sans qu'ils s'en rendent compte. Les deux comédiens se perdent de vue, le tournage de La tête du client» terminé. Chacun mène sa vie de son côté. Caroline tourne avec Lelouch et Chabrol. Jean et Françoise se séparent à l'amiable en laissant s'installer entre eux une profonde affection qui les incitera à se revoir toujours avec plaisir. Leur carrière d'auteur à tous deux s'envole. Le fils des Poiré sans t, papa Georges, verrier, et maman Anne-Marie, avait eu Charles Aznavour, Juliette Gréco, Maurice Ronet et Jacques Legras pour camarades au cours d'art dramatique de la rue Blanche. Timide et ulcéré de s'être entendu dire qu'il ne pourrait jamais camper les jeunes premiers ni même les héros classiques, il s'était rabattu sur les emplois de raisonneurs et les discoureurs sans fin, palabrant pendant des lustres en ne se montrant pas dupe de ses arguments ni de ses tirades. Refusé par le Conservatoire, il avait couru les cachetons avant de tomber, lors d'une audition, nez à nez avec Michel Serrault et de copiner avec cette autre moitié de lui-même. Ensemble, de cabaret en cabaret, de Chez Gilles au théâtre de Dix Heures, ils firent des étincelles avec de faramineux numéros de duettistes beaux parleurs. Leurs sketches, diffusés par la télévision qui n'en a pas gardé trace, mettaient en présence, en scène et en pièces, un intervieweur déchaîné et hystérique Poiret face à un interviewé exerçant tous les métiers possibles et imaginables Serrault, coincé et complexé. Peu à peu révélés au public, ils composèrent à la même époque le tandem incontournable du cinéma comique à la française. Dans des apparitions proches de celles de Dupont et Dupond, ils traversèrent ainsi un nombre incalculable de nanars en noir et blanc auxquels ils donnaient les couleurs de la gaieté et les tons du délire. Le temps passait la gloire s'installa. Poiret et Serrault se quitterent puis se retrouvèrent pour La cage aux folles, en 1973, qui fut le formidable succès qu'on sait et qui reste la seule pièce du boulevard français à avoir été transformée en comédie musicale à Broadway. Séparé de Françoise Dorin avec laquelle il a eu une petite fille prénommée Sylvie, aujourd'hui mariée avec Mathieu Mitsinkidès, qui est le fils de Danielle Darrieux, Jean, depuis, vivait en solitaire. Condamné, croyait-il, à une éternelle errance sentimentale. Il reçut un beau jour un appel téléphonique de Marie Bell, désireuse de monter à Paris une adaptation par Marcel Moussy de la pièce américaine Une fille dans la soupe, Pressenti pour le rôle, il est convié à donner la réplique à une actrice dénommée Caroline Cellier, fille de cinéma de son ami Serrault. Dans la scène choisie, le monsieur plus âgé que la demoiselle devait déclarer sa flamme en termes brûlants. Devant l'assistance aussi amusée que médusée, Jean, ne sachant que trop bien quelle mouche, plutôt quelle flèche, était en train de le piquer, s'emballa en se prenant au jeu. Il ne faisait plus semblant de faire une déclaration à sa partenaire. Il était sincère et ouvrait son coeur, lui le timide et le pudique, à cette belle actrice blonde dont l'oeil noir le regardait. Bouleversé, il était bouleversant. Elle fut chamboulée. Émue. Et, à la seconde où elle vit cet acteur-auteur célèbre qui avait été son tonton de cinéma lui déclarer sa passion soudaine, Caroline, la timide et la pudique, chavira à son tour. Ils ne jouèrent pas la pièce, remplacés par Elisabeth Wiener et Pierre Mondy, mais ils affichèrent, dès lors, l'amour qu'ils partageaient en décidant spontanément de ne plus se quitter. La romance libre dura treize ans. Treize années au long desquelles ils habitèrent de concert dans une superbe maison de la rue de Bénouville, proche de celles de Valéry Giscard d'Estaing et d'Olivia De Havilland. Poursuivant des carrières séparées qui ne les faisaient pas se rencontrer sauf lorsque Jean mit en scène Caroline dans L'âge de Monsieur est avancé », de Pierre Etaix, ils coulèrent des jours délicieux. Voyageant un peu en Camargue ou séjournant à Montpellier, où le clan Cellier l'avait adopté. Louant chaque été une maison à Biarritz. S'adonnant à la gastronomie. Caroline, casanière, n'aime, en effet, lorsqu'elle ne travaille pas, rien tant que rester chez elle, pour le soir, la bonne partie, s'installer à ses fourneaux tandis que Jean adore lire des ouvrages rares ou écouter des airs d'opéra parmi les senteurs parfumées de lotte à la sétoise. Allergique à la préparation des desserts mais sensible au sel de la vie, Caroline avait compris qu'il n'y avait pas d'emploi pour elle dans ce qu'écrivait son compagnon. Elle n'avait pas besoin de lui pour travailler, ce qui ne les empêchait pas de s'intéresser mutuellement à ce qu'ils faisaient l'un et l'autre, chacun de son côté. Ils vivaient avec leur fils, âgé aujourd'hui de 13 ans, Nicolas qui a Jacqueline Maillan pour marraine et Pierre Mondy pour parrain, auquel Caroline, chaleureuse et généreuse, ne cesse d'enseigner le respect de l'autre, le refus du racisme et le rejet de l'intolérance. En novembre 1989, après treize années de vie commune et libre, ils décidèrent, dans l'intimité, de se marier. Ce qu'ils firent à la mairie du XVIème arrondissement. Jean s'était mis en tête, il y a quelques mois, de réaliser son premier film. Il avait choisi Le zèbre», d'Alexandre Jardin, et avait engagé Caroline et Thierry Lhermitte. Le tournage l'avait beaucoup fatigué. Au point de nécessiter son hospitalisation après la mise en boîte, dans le froid, des dernières scènes. Le film terminé en Suisse, il était entré à l'hôpital Foch de Suresnes pour une semaine avant de regagner son domicile parisien pour trois jours, de revenir à l'hôpital, de retourner chez lui et de regagner à nouveau l'hôpital, une ultime fois, au début de la semaine dernière. Ayant Caroline, seule, à ses côtés, Jean est décédé d'une attaque cardiaque alors que les médecins avaient envisagé de lui mettre un pacemaker. Nicolas était en vacances de neige avec sa grand-mère et sa tante, la maman et la soeur de Caroline, à Meribel. Bernard Murat, grand ami de la famille, a affrété un avion privé pour les ramener tous trois à Paris. Où ils ont retrouvé Caroline, qui, à la lumière des souvenirs enchanteurs que lui laisse l'éblouissant farfadet que fut Jean Poiret, nous remontrera qu'elle est une femme à l'éclat scintillant. Et qu'elle restera une comédienne. Une vraie actrice. Fidèle en cela aux rêves de jeunesse et d'amour de celui qui partagea sa vie en nous éclaboussant d'un humour qui avait la politesse du désespoir.
Auprès de mon arbre je vivais heureux, je n’aurais jamais dû m’éloigner de mon arbre. » Je ne sais pas si Shel Silverstein écoutait Brassens en écrivant L’arbre généreux, en 1964, ni même s’il imaginait que son livre deviendrait un grand classique de la littérature de jeunesse. Le texte est dépouillé, le vocabulaire simple, le dessin épuré, quelques contours en noir et blanc, mais le message est puissant une belle histoire d’amour et d’humanité… végétale. L’histoire est une fable qui conte l’amour sans réserve entre un arbre et un petit garçon qui devient un jeune homme, et puis un homme, et puis un vieillard. Il était une fois un arbre… qui aimait un petit garçon » sont les premiers mots de ce très philosophique album. Page à page, l’arbre donne, par amour, au petit garçon qui grandit, ses fruits, ses feuilles, ses branches… jusqu’à son tronc. Un amour désintéressé, du genre sacrifice total. Pas sûr que l’ouvrage s’adresse aux plus petits des enfants, que la simplicité du dessin les touche ni même qu’ils comprennent quelque chose à cette métaphore subtile de l’amour inconditionnel. Mais ce n’est pas vraiment là l’objet de mon propos. C’est Proust qui le résumerait, avec élégance. Dans Les plaisirs et les jours, il écrit Soyons reconnaissants envers les personnes qui nous donnent du bonheur, elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries. »Alors voilà, la littérature de jeunesse fleurit les âmes des livre, l’album, devient le point de contact de deux temps, deux sujets, deux mondes internes ; il les met en rapport, en lien, et de fait il touche l’un et l’autre il les fait se toucher et être touchés… Il vous reste à lire 91 % de ce chapitre.
que la jeunesse était belle en noir et blanc